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Le saviez-vous ?

Adaptateur, bloc d’alimentation ou chargeur: on a intérêt à les débrancher de la prise pour éviter le gaspillage d’électricité, le bruit et l’électrosmog

Adaptateur/chargeur/transformateur

 

On ne sait pas trop comment les appeler, tellement ils ont de noms: chargeurs, adaptateurs électriques, transformateurs, blocs d’alimentation… Toujours est-il que, dans les foyers et les bureaux, ces dispositifs pullulent. Il y a ceux qui servent à recharger nos appareils électriques et électroniques: smartphone, tablette, ordinateur portable, haut-parleur sans-fil, appareil de photos, épilateur, rasoir, etc. Il y a aussi les chargeurs de batteries ou de piles: pour le vélo électrique, la visseuse sans fil, les lampes de poche ou les jouets. Il y a encore tous ces appareils électroniques et ces lampes – non rechargeables, eux – qui nécessitent un bloc d’alimentation externe qui reste constamment sur la prise électrique et qui consomme souvent inutilement un peu d’électricité, même si l'appareil est éteint. Sans oublier ce nouveau chargeur sans fil, dit «à induction» (en anglais: WPT Wireless Power Transfer) sur lequel on pose simplement son smartphone – sans branchement aucun – pour le recharger.

Pour y voir plus clair dans cette jungle de boîtiers d'alimentation électrique, voici un tour d’horizon des 3 principales familles existantes et des (bonnes) raisons de les débrancher après usage, c’est-à-dire dès que la batterie est chargée, ou dès que l’appareil n’a plus besoin de rester en service ou en attente.

 

Le chargeur à induction (sans fil ou WPT-Wireless Power Transfer)

Chargeur à induction avec smartphone

Connue depuis longtemps pour la brosse à dents électrique, la charge par induction fonctionne sans cordon ni contact métallique entre le chargeur et l’appareil dont la batterie doit être rechargée. Il faut simplement qu'ils soient tout proche l’un de l’autre. Branché sur la prise, le chargeur à induction dissimule une bobine de cuivre parcourue par le courant électrique: elle dégage un champ magnétique qui est «récupéré» par une autre bobine incluse dans l’appareil à recharger: le champ magnétique du chargeur induit un courant électrique qui va recharger la batterie.

Avantages : Pas de cordon, facilité d'emploi.

Inconvénients : La recharge d'un smartphone par induction consomme davantage d'électricité que la charge par fil – environ 25% de plus. De surcroît, lorsque le chargeur à induction reste branché sur la prise seul (sans smartphone), il consomme davantage d'électricité que les adaptateurs de té­lé­phones mobiles récents. Dans certains cas, la consommation d'électricité du chargeur qui reste 24/24 heures sur la prise sans smartphone dépasse celle nécessaire pour charger quotidiennement une batterie! Et cette consommation inutile est encore environ dix fois plus grande lorsqu'on oublie le téléphone, entièrement chargé, sur son support.
Par ailleurs, la batterie chargée par induction chauffe davantage – surtout si le smartphone est mal aligné sur le chargeur – ce qui peut réduire sa durée de vie.

 

Le chargeur à alimentation à découpage (switching power supply)

C'est le petit adaptateur léger qui accompagne désormais nos smartphones et d'autres appareils électroniques. Il comprend souvent une ou plusieurs prises pour enficher un (ou plusieurs) câble(s) USB. Au niveau technique, c'est un transformateur commuté par un transistor qui travaille en haute fréquence (20 kHz ou davantage).

Avantages : petit, léger, délivre une tension précise, peu de puissance dissipée (moins chaud qu'une alimentation linéaire) d'où un meilleur rendement énergétique. Certains ne consomment pratiquement pas d'électricité lorsqu'ils restent sur la prise seul (sans l'appareil à alimenter).

Inconvénients : pointe importante de tension lors du branchement, dégage davantage d'électrosmog en raison de la haute fréquence de fonctionnement, peut se montrer bruyant.

 

Le chargeur à alimentation redressée et filtrée (linear power supply)

C'est le gros et lourd transformateur qui équipe la plupart des appareils mis sur le marché avant 2013. Il y en a aussi des petits modèles, mais toujours assez lourds. Au niveau technique, ce chargeur est constitué d'un pont de diodes et de condensateurs, et il fonctionne linéairement avec la fréquence du réseau (50Hz) – on entend d'ailleurs un bourdonnement grave lorsqu'on approche son oreille.

Avantages : lors de la mise sous tension, il ne produit qu'une faible pointe de tension, et crée peu de "bruit parasite", ce qui le destine prioritairement aux appareils audio et aux instruments électroniques de mesure.

Inconvénients : lourd, souvent volumineux, délivre une alimentation peu stable, dégage de la chaleur et consomme en cachette souvent plusieurs watts lorsqu'il reste inutilement sur la prise.

Depuis 2013, les appareils électroniques et électroménagers vendus en Suisse ne doivent pas consommer plus de 1 watt en mode veille (lorsqu’ils sont, par exemple, en attente de l’ordre d’une télécommande, tel un téléviseur) et 0,5 watt lorsqu’ils sont éteints. Cette norme européenne a fait quasiment disparaître les chargeurs à alimentation redressée pour les appareils électroniques neufs.

 

4 adaptateurs/chargeurs vus en par une caméra thermique

4 adaptateurs/chargeurs enfichés sur une prise (sans appareils connectés) et vus par une caméra thermique. Plus ils consomment inutilement d'électricité "en cachette", et plus ils dégagent de chaleur – ça se remarque aussi à leur température en les touchant.
A • Gros adaptateur à alimentation redressée, consommation "cachée" de 3 watts.
B • Petit adaptateur à alimentation redressée, consommation "cachée" de 2 watts.
C • Adaptateur à découpage, consommation "cachée" de 0,5 watt.
D • Petit adaptateur à découpage, consommation de ~0 watt.

 

Conseils pour recharger la batterie de son smartphone ou d'autres appareils

  • Retirer systématiquement de la prise un adaptateur/chargeur qui n'est pas en service (ou le déconnecter du réseau à l'aide d'un bloc multi-prises équipé d'un interrupteur).
  • Ne pas laisser son téléphone portable en charge toute la nuit (ni sa tablette, ni son ordinateur…) afin de ne pas gaspiller d'électricité. En effet, moins de 2 heures suffisent généralement pour recharger la batterie à 100%. En conséquence, durant le reste de la nuit, le chargeur va continuer à soutirer inutilement un peu d’électricité.
  • Éviter de placer un appareil en charge à côté de son lit, afin de diminuer son exposition à l'électrosmog.
  • Si le bâtiment peut consommer l'électricité de panneaux photovoltaïques, charger les appareils durant les heures d'ensoleillement.

 

Certaines lampes de chevet consomment de l'électricité lorsqu'elles sont éteintes

Électrosmog

 

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Détecter les courants d'air pour baisser le chauffage

Jeune femme atablée devant son ordinateur dans les courants d'air

 

Même si chacun possède sa propre sensibilité face aux courants d'air, on considère qu'ils sont ressentis dès que la vitesse de l'air dépasse 0,2 mètre par seconde, soit une vitesse quatre fois plus lente qu’une personne en marche. En hiver, il n'en faut donc pas beaucoup pour rendre un coin du logement ou du bureau désagréable – d'autant que plus l'air est froid, moins il faut de courant pour sentir le désagrément. Or, il vaut la peine de détecter et réduire les courants d'air dans un bâtiment chauffé, car ils augmentent indirectement la consommation d'énergie: les courants d'air poussent les occupants à monter le chauffage pour compenser la sensation de froid.

 

Trois techniques simples pour détecter les courants d'air

Un bâton muni d'un brin de laine ou d'un ruban léger

Le ruban léger

Il s'agit de confectionner une sorte de canne à pêche, composée d'un bâton prolongé d'un "fil" très, très léger: brin de laine, ruban de soie, portion de bande magnétique (audio-cassette), bande de papier de toilette multicouches dont on sépare une couche, etc.

Tenir le bâton devant soi et se déplacer lentement pour ne pas gêner les courants d'air ni en créer soi-même. Parcourir le bas et le haut des murs, les coins des pièces, les fenêtres, les prises électriques, les caissons de store...


Des bulles de savon permettent de repérer les courants d'air

Les bulles de savon

Des petits kits à produire des bulles de savon sont en vente dans les magasins disposant d'un rayon-jouets et dans certains kiosques. Les bulles sont très efficaces pour repérer les grands mouvements d'air (par exemple dans les escaliers). Mais attention aux dépôts collants qu'elles peuvent laisser en éclatant.


La fumée d'un bâton d'encens permet de repérer les courants d'air

Le bâton d'encens

En brûlant lentement, le bâton d'encens produit de la fumée visible qui permet de visualiser les courants d'air. Le tenir à bout de bras et se déplacer lentement le long des fenêtres et des murs (en haut et en bas), afin de ne pas influencer les mouvements d'air. Cette technique permet aussi de vérifier si les grilles d'aspiration de l'air vicié (cuisine, salle de bains et WC) fonctionnent correctement. Si le logement est équipé de détecteurs d'incendie, attention de ne pas déclencher l'alarme!

Ceci-dit, si les bâtons d'encens dégagent une fumée visible, c'est justement parce qu'ils produisent de nombreuses particules fines. En dehors de cette expérience, il vaut donc mieux éviter de les utiliser en intérieur pour préserver sa santé.


Instruments scientifiques

Anémomètre digital pour courant d'air

Anémomètre portable

Parmi les instruments professionnels, on trouve des anémomètres spécialement conçus pour mesurer de faibles vitesses de l'air dans les bâtiments. On peut les utiliser pour détecter et caractériser les courants d'air, ou pour régler le débit d'air d'une installation de ventilation.


Porte d'entrée vue par une caméra thermique

Porte d'entrée en hiver vue par une caméra thermique. L'air froid qui pénètre sous la porte refroidit fortement le carrelage du sol.

Caméra thermique

En hiver, on peut aussi utiliser une caméra thermique pour visualiser les infiltrations d'air froid, car elles refroidissent les matériaux autour des fissures ou des défauts de fermeture des portes et des fenêtres.

Quelle que soit la technique utilisée, on pourra constater qu'il y a parfois des toiles d'araignée aux endroits où les courants d'air sont les plus importants: les araignées s'y installent parce que les mouvements d'air conduisent les mouches et les moustiques directement dans leur piège...


 

Origines des courants d’air et remèdes

  • Courant d’air froid qui s'insinue par les défauts de fermeture des fenêtres.
    Remède : Poser des joints autocollants (se renseigner dans un bon magasin de bricolage, car il en existe de nombreux modèles à la durée de vie variable). Changement de fenêtres.
  • Courant d’air froid lié à une isolation trop faible du mur.
    Remède : Isolation du mur par l'extérieur (solution préférable) ou par l'intérieur.
  • Entrée d'air froid par un caisson de store mal isolé.
    Remède : L'air peut pénétrer largement par des défauts de fermeture du caisson (s'il est à l'intérieur du bâtiment) ou par le mécanisme d'action: sangle ou manivelle (caisson extérieur). Isoler et étanchéifier un caisson de store peut améliorer de beaucoup le confort d'un logement. C'est plutôt un travail de professionnel.
  • Courant d’air froid qui provient des prises électriques.
    Remède : De l'air en provenance de la prise! Le phénomène n'est pas rare: les gaines qui conduisent les fils électriques amènent parfois aussi de l'air froid depuis l'extérieur. Il faut donc demander à un spécialiste de démonter le cache-prise et d'étanchéifier le boîtier électrique. Seul un électricien devrait faire ce travail (couper l'alimentation de la prise au tableau électrique avant toute intervention).
  • Courant d'air provoqué par une hotte de cuisine à évacuation hors fonction.
    Remède : une hotte à évacuation possède une gaine qui conduit l'air aspiré à l'extérieur. Vérifier si la gaine possède un clapet qui empêche le vent de pénétrer à l'intérieur.
  • Courant d’air dû à une ventilation/aération trop forte.
    Remède : si le problème a lieu dans un immeuble locatif, se renseigner auprès des voisins pour savoir s'ils connaissent le même problème, puis s'adresser à la régie ou au propriétaire. Boucher les grilles d'entrée et de sortie est rarement une bonne solution: l'aération du logement se fera mal, et l'opération risque de perturber l'aération d'autres appartements.
  • Courant d'air créé par un radiateur très chaud placé dans une pièce au mur extérieur froid (ou aux fenêtres froides) à cause d'une mauvaise isolation.
    Remède : Le radiateur joue parfaitement son rôle. Par sa chaleur, il crée un mouvement tournant de l'air dans la pièce. Plus le radiateur est chaud et plus le courant d'air est important. Baisser la température du radiateur en fermant sa vanne va diminuer le courant tournant, mais le chauffage ne suffira peut-être pas. Une isolation du bâtiment et un changement de fenêtres pourront régler le problème, car il sera ainsi possible de se chauffer avec des radiateurs beaucoup moins chauds.
  • Mouvement d’air qui se crée entre deux étages, lorsque la cage d'escalier est ouverte.
    Remède : Généralement, l'air chaud de la pièce inférieure s'échappe en glissant sur le plafond, puis remonte l'escalier vers l'étage supérieur, alors que l'air froid descend au ras des marches. Poser un rideau en tissu lourd au bas de l'escalier permet de limiter le courant d'air. Soigner tout particulièrement l'effet barrière du côté du plafond.
  • Courant d'air provoqué par une cheminée "à foyer ouvert".
    Remède : lorsque le feu est allumé, une cheminée à foyer ouvert crée un courant d'air important: en même temps qu'elle évacue la fumée du feu, elle aspire l'air chaud de la pièce qui est remplacé par de l'air froid (qui entre par les défauts d'étanchéité du bâtiment). Lorsqu'il n'y a pas de feu, une telle cheminée produit souvent aussi des courants d'air, même si sa trappe est fermée. On gagnera beaucoup à moderniser la cheminée, que ce soit sur le plan du confort ou des économies d'énergie.

 

3 types de bâtiment, 3 types de courant d'air

Bâtiment ancien: les défauts de fermeture des fenêtres font partie du système d'aération

Dans un bâtiment ancien non rénové, l'air se renouvelle en partie par les défauts d'étanchéité du bâtiment. Le plus souvent, il n'y a pas de grilles d'entrée d'air: l’air "neuf" entre par les défauts de fermeture des fenêtres et de la porte d'entrée. Et l'air vicié ressort par des bouches d'aspiration situées dans la cuisine, la salle de bain et les WC. Mais, avec le temps et la vétusté du bâtiment, les fenêtres laissent passer trop d'air, et l'air froid pénètre aussi par des fissures dans les murs et le long de la tuyauterie. Il peut même provenir des prises électriques et des orifices du plafond d'où parviennent les fils électriques pour les lampes.

Dans un logement ancien non rénové d’une centaine de mètres carrés, la somme de toutes les entrées d'air froid peut être équivalente à une petite lucarne de la taille d’une page A4 constamment ouverte – ce qui est largement supérieur aux besoins de renouvellement d'air. En effet, on considère que l'air d'une pièce de séjour doit être renouvelé au rythme de 30 m3 par heure et par personne – ce qui équivaut au flux d'air qui pénètrerait tranquillement par un trou de 5 centimètres de diamètre.

Aération

Bâtiment moderne (bien conçu et bien construit): les murs et les fenêtres sont étanches et les mouvements d'air sont contrôlés par un système d'aération

Un bâtiment moderne bien construit (ou un bâtiment ancien bien rénové) est à la fois très bien isolé et étanche à l’air. En conséquence, le renouvellement d’air est souvent réalisé par un système de ventilation qui amène de l'air neuf par des grilles situées dans les chambres à coucher et le séjour, et qui extrait l'air vicié par d'autres grilles situées dans la cuisine, la salle-de-bains et les WC – les pièces où l'on produit le plus de pollution intérieure et d'humidité. Lorsqu'on parle de "double flux", il y a aussi un échangeur de chaleur qui permet de transmettre la chaleur de l'air évacué à l'air neuf qui provient de l'extérieur. Mais même dans un tel bâtiment, des courants d'air peuvent apparaître si la ventilation débite trop d'air. Ou si les habitants ont volontairement bouché (ou involontairement obstrué par des meubles) certaines grilles de circulation qui permettent le déplacement de l'air entre les pièces: lorsque le flux d'air du logement est mal réparti, il se concentre en certains endroits et crée un courant désagréable...

Aération

Bâtiment ancien partiellement rénové, mais sans nouvelle aération

C'est malheureusement une situation très fréquente: le bâtiment ancien a reçu de nouvelles fenêtres isolantes et très étanches, mais on n'a pas prévu de nouvelles entrées d'air. Si les grilles d'évacuation de la cuisine, de la salle de bains et des WC aspirent toujours aussi fort, il peut y avoir un fort courant d'air sous la porte d'entrée ou par des fissures. Pour la bonne santé des occupants, et pour éviter des problèmes d'humidité qui peuvent favoriser les moisissures contre les murs froids, on peut envisager de créer des entrées d'air sur les nouvelles fenêtres. Il existe des petites grilles "hygroréglables" qui s'ouvrent et se referment d'elles-mêmes (sans piles, ni alimentation électrique) en fonction de l'humidité de la pièce.

Ceci-dit, seule une isolation des façades permettra de résoudre le problème des murs froids et de la condensation.

Aération

 

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On peut retourner certaines prises électriques (fiches à 2 broches) pour moins s'exposer à l'électrosmog

Une fiche à 2 broches munie d'un repère

 

En Suisse, les prises* électriques ordinaires (230 volts/50 Hertz) ont trois trous:

  • À droite (si la prise est correctement montée), il y a la phase: c’est le contact qui délivre le courant alternatif 230 volts. À ne pas toucher, au risque de se faire électrocuter!
  • À gauche, il y a le neutre: c’est le contact pour créer un circuit électrique avec la phase. Normalement, il n’y aurait pas de danger à le toucher. Mais, par précaution, on y mettra jamais les doigts (la prise pourrait avoir été mal montée ou il pourrait y avoir des courants de fuite).
  • Au milieu et décalée vers le bas, il y a la terre: c'est le contact qui sert notamment à évacuer l’électricité d’un appareil électrique au cas où surviendrait un court-circuit. A priori, ce contact est sans danger, mais, par sécurité, on évitera aussi de le toucher (mauvais branchements et courants de fuite possibles).

Il y a deux manières d’enfiler une fiche à 2 broches dans une prise

Lorsque la fiche* d’un appareil électrique présente 3 broches, il n’y a qu’une manière de l’enfiler dans la prise. Mais lorsque la fiche est munie de 2 broches – comme c'est le cas de beaucoup de lampes et d'appareils électroniques – on peut l’introduire dans 2 positions différentes, en la tournant sur elle-même d’un demi-tour. Et le sens dans lequel on la positionne peut faire une différence...

Vérifier le sens de la prise de la lampe de chevet

La plupart des lampes de chevet munies d'une ampoule à visser ont une fiche à 2 broches. Et elles ont également un interrupteur qui agit le plus souvent sur un seul des deux fils électriques du cordon (voir dessin). Ainsi, selon le sens dans lequel est positionnée la fiche, l'ensemble de la lampe peut rester sous tension lorsque la lampe est éteinte (!). Autrement dit, on pourrait se faire électrocuter si on mettait les doigts dans le culot lors d'un changement d'ampoule. Autre désavantage de la lampe éteinte sous tension: elle dégage continuellement un champ électrique (électrosmog) tout près de la tête de la personne qui dort. Selon le principe de précaution, il vaudrait donc mieux éviter ce champ.

L'électrosmog dégagé par une lampe de chevet éteinte

Touchez l’image pour l’animer

A. La fiche de cette lampe de chevet est à l'envers: l'interrupteur unipolaire coupe le circuit sur le retour du circuit électrique de la lampe (au lieu de le couper au début). En conséquence, même si elle est éteinte, toute la lampe reste sous tension électrique et dégage de l'électrosmog à proximité de la tête du dormeur. Il y a aussi un risque de s'électrocuter si on touche le fond du culot en changeant l'ampoule.

B. La fiche a été retournée: le circuit est coupé au niveau de l'interrupteur, si bien que la lampe n'est plus sous tension lorsqu'elle est éteinte.

Procédure pour identifier le bon sens de la fiche et la marquer

Testeur de tension sans contact
  • Se munir d'un petit testeur de tension électrique sans contact* qui permet de détecter – en toute sécurité – si une prise ou le cordon d'un appareil électrique est relié ou déconnecté du réseau électrique (à partir de CHF 10.- dans les magasins de bricolage). Bien lire le mode d'emploi: ce type de testeur détecte uniquement la tension électrique alternative (~AC) de nos prises domestiques, et pas la tension continue (DC) délivrée par certains transformateurs ou la batterie d'une voiture.
  • S'assurer que la fiche de la lampe de chevet est dans la prise et que la lampe est éteinte.
  • À l'aide du testeur, toucher d'abord la portion de cordon de la lampe située entre la fiche et l'interrupteur. Si le testeur fonctionne, il doit signaler une tension électrique.
  • Tester ensuite la portion de cordon située après l'interrupteur. Si le testeur réagit, inverser la fiche. Puis refaire le test pour s'assurer que, cette fois, le testeur ne détecte rien.
  • Lorsque la fiche a été placée dans le bon sens, lui apposer une petite marque, par exemple à l'aide d'un feutre indélébile (il y en a de couleur blanche, argentée ou dorée). Ainsi, on pourra toujours remettre la fiche dans le bon sens, au cas où on doit la retirer temporairement.
  • Une fois la méthode acquise, on peut faire le tour de ses lampes et placer leur fiche dans le bon sens. Par curiosité, on peut aussi tester d'autres appareils électriques continuellement (et parfois inutilement) branchés. Ce sera l'occasion d'en débrancher certains, ou de les brancher sur une multi-prises munie d'un interrupteur.

Interrupteurs unipolaire et bipolaire

La plupart des interrupteurs de lampes sont unipolaires, c'est-à-dire qu'ils interrompent un seul des deux fils électriques. Il existe des interrupteurs bipolaires, plus rarement installés, qui coupent simultanément les deux fils: dans ce cas, le sens de la fiche n'a pas d'importance. Les interrupteurs bipolaires ne se trouvent pas facilement dans les magasins de bricolage et ils devraient être changés par un électricien: lorsqu'on modifie soi-même un appareil électrique, la responsabilité du fabricant est annulée en cas de problème.

Interrupteur à un pôle et interrupteur bipolaire

Interrupteur unipolaire, le modèle le plus répandu. Il agit sur un seul des deux fils électriques. 
 Interrupteur bipolaire. Il agit sur les deux fils électriques: peu importe le sens dans lequel la fiche est branchée, l'interrupteur coupe totalement l'alimentation de la lampe ou de l'appareil.

Une lampe éteinte peut consommer de l'électricité

Une fois éteinte, une simple lampe de chevet munie d'une ampoule à visser ne consomme pas d'électricité, même si sa fiche est à l'envers, car l'interrupteur interrompt le circuit électrique. Par contre, les lampes qui fonctionnent avec des ampoules basse tension (12 ou 24 volts), ou avec des LED intégrées, possèdent souvent une fiche qui forme un seul bloc avec un adaptateur électrique. Même si la lampe est éteinte, cet adaptateur-bloc reste constamment sous tension et soutire le plus souvent de l'électricité en permanence (moins de 1 watt pour les lampes récentes). Cette consommation cachée (ou standby) se traduit par un dégagement de chaleur: plus l'adaptateur-bloc consomme d'électricité en cachette et plus il chauffe. Il peut aussi émettre un bourdonnement faiblement perceptible qui peut nuire au sommeil.

Les adapteurs-blocs récents (alimentation à découpage) consomment peu d'électricité mais dégagent davantage d'électrosmog en raison de leur fonctionnement à haute fréquence.

 

 

* Dans le langage courant, on emploie souvent le mot «prise» pour parler de «fiche». Mais en langage d’électricien, la prise, c'est le dispositif qu'il y a sur le mur. Et la fiche, c’est le dispositif muni de 2 ou 3 petits tubes métalliques – les broches – qui est au bout du cordon d'un appareil ou d'une lampe et qui s’enfile (se fiche) dans la prise. Au lieu de «fiche», on peut aussi parler de «prise mâle», par opposition à la «prise femelle» (celle du mur).

* Un testeur (ou détecteur) de tension électrique sans contact est un appareil de mesure qui peut détecter si un dispositif électrique (prise, commutateur, interrupteur, etc) ou un fil de cuivre gainé de plastique est sous tension électrique (seulement la tension alternative ~AC) sans avoir besoin de le toucher par contact métallique. La mesure peut ainsi se faire sans risque de court-circuit ou d'électrocution. Il existe toutes sortes d'appareils pour le monde professionnel. Pour l'usage domestique, on trouve des petits testeurs en forme de stylo à partir de CHF 10.- Ils fonctionnent avec des piles et varient par leur sensibilité et leur précision. Ils indiquent la présence d'une tension électrique alternative (mais pas la tension continue délivrée par certains transformateurs ou la batterie d'une voiture) par un signal sonore et/ou lumineux. Selon la sensibilité du testeur, on peut détecter la présence d'un circuit électrique dans un mur, pour éviter de faire des dégâts avec sa perceuse en bricolant. Certains testeurs détectent aussi les champs magnétiques.
Tous les modèles conviennent pour déterminer dans quel sens placer la fiche d'une lampe de chevet. Dans tous les cas, lire attentivement le mode d'emploi.

 

Certaines lampes de chevet consomment de l'électricité lorsqu'elles sont éteintes

Électrosmog

Bloc-prise/adapateurs/chargeur

L’électrosmog dans l’environnement, Office fédéral de l’environnement

Fiches d'information sur l'électrosmog dégagé par les appareils du ménage, Office fédéral de l’environnement

 

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