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Le saviez-vous ?

Les vieilles tondeuses à essence polluent énormément

Tondeuse à essence

En Suisse, l’âge moyen des tondeuses à gazon dépasse les 20 ans. Or, un vieux modèle est presque toujours équipé d’un moteur à 2-temps qui rejette dans l’atmosphère environ un tiers de son carburant imbrûlé ou imparfaitement brûlé, donnant à respirer à son utilisateur des gaz d’échappement contenant plusieurs substances cancérigènes, et favorisant la formation d’ozone estival.

Changer de moteur ou d’essence

Fonctionnant avec un mélange comportant de l’huile, un moteur d’engin de jardinage à 2-temps produit beaucoup de COV (composés aromatiques volatils), tels que le benzène et ses dérivés. Or, on sait aujourd’hui qu’il s’agit de substances cancérigènes, également impliquées dans le déclenchement de crises cardiaques. Si on veut conserver son ancienne tondeuse à 2-temps, il vaut la peine d’opter pour de l’essence alkylée (environ 5 francs par litre). Il en résulte des gaz de combustion dont la toxicité est réduite de 95% par rapport à l’essence ordinaire. Plus de 500 magasins spécialisés et grandes surfaces proposent de l’essence alkylée en Suisse.

L’avenir est aux 4-temps, à l’électricité et à la force humaine

Mis à part quelques appareils bas de gamme, les tondeuses neuves sur le marché suisse comportent des moteurs à 4-temps qui sont bien plus efficaces – quel que soit le carburant utilisé – et qui dégagent beaucoup moins d’imbrûlés et de polluants dans l’air. Dans un moteur à 2-temps, un tiers du carburant n’est pas ou mal brûlé, et dégagé sous forme de gaz mêlé à des gouttelettes d’huile. Une tondeuse récente, bien entretenue et fonctionnant à l’essence alkylée, est donc une bonne mesure pour ménager sa santé et l’environnement.

Au bout du compte, même les meilleurs moteurs polluent. Ainsi, une tondeuse moderne à 4-temps produit – en une heure – autant de pollution (COV) qu’une voiture conduite sur 150 kilomètres. Si le jardin n’est pas trop grand, on gagnera donc à opter pour une tondeuse électrique, voire pour une tondeuse mécanique hélicoïdale qui fonctionne à la seule force de celui qui la pousse. Sans pollution et presque sans bruit, suivant que les lames s’auto-aiguisent ou non, on peut l’utiliser tôt le matin ou tard le soir, voire le dimanche. D’un prix réduit, cette tondeuse peu encombrante permet à l’utilisateur d’effectuer un exercice physique bienvenu. Il faut cependant vérifier la hauteur de coupe avant d’acheter: certains modèles ne dépassent pas 2,5 centimètres et sont limités à l’entretien des gazons "anglais". Or, l’herbe se coupe idéalement à une hauteur de 6 à 8 centimètres en début de saison, et entre 5 et 6 centimètres par la suite, afin de favoriser la biodiversité, d’éviter le dessèchement du terrain, et de ne pas favoriser les plantes qui poussent à ras le sol, tels le pissenlit, le plantain et certains chardons.

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Une orchidée sauvage peut pousser spontanément dans un jardin

orchidées

En Suisse, environ 70 espèces d’orchidées poussent dans la nature. Elles sont toutes protégées par la loi et beaucoup sont devenues rares. Les botanistes ont dressé des cartes de répartition pour chacune d’entre elles. Mais ils ignorent dans quelle mesure elles survivent dans les propriétés privées, car ils n’y ont pas accès pour leurs recherches. On sait cependant que les vieux jardins dotés de prairie naturelle et fauchées tardivement peuvent en abriter, même en pleine ville.

Avec la collaboration d’un champignon

Si les orchidées sont peu fréquentes et vulnérables pour la plupart, c’est parce que leur mode de reproduction nécessite la présence d’un champignon dans le sol. En effet, leurs graines sont si minuscules qu’elles contiennent très peu d’éléments nutritifs capables de nourrir la jeune pousse. Et c’est le champignon qui doit lui fournir la subsistance de ses premières semaines de vie. Autre point qui explique leur rareté: les orchidées résistent mal à la concurrence des autres plantes, qui savent profiter des terrains engraissés.

Ainsi, un gazon entretenu à force d’engrais, de désherbant et d’antimousse devient une monoculture qui ne permet pas la survie des orchidées, ni leur installation. Car il faut savoir qu’environ une vingtaine d’espèces peuvent pousser spontanément, amenées par le vent. On a donc des chances d’en voir apparaître dans son jardin, avec le temps, si un voisin en possède et si on laisse des bandes de prairie pousser, qu’on tondra après la floraison. Comme les orchidées sont des plantes à bulbe, elles reviennent d’année en année au même emplacement, comme les jonquilles, même si elles ne produisent pas de fleurs chaque année.

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On peut tester les performances isolantes de ses vitres avec une allumette

allumettes allumée tenue devant une vitre

Les double-vitrages performants laissent passer deux fois moins de chaleur que les autres, grâce à une pellicule invisible qui recouvre la face intérieure d’une des vitres: cette couche renvoie la chaleur dans le logement, tout en laissant passer la lumière. Pour savoir si vos fenêtres bénéficient de cette couche sélective, le plus simple est de procéder au "test de l’allumette". Il suffit de tenir la flamme d’une allumette ou d’un briquet près de la vitre, puis d’en regarder les reflets. On doit pouvoir distinguer deux paires de flammes, soit quatre flammes (sans compter les reflets des reflets). Si la deuxième flamme est d’une autre couleur que les autres – bleue ou verte, voire d’un rouge-or profond – alors on est en présence d’une couche sélective. Le test peut être fait de jour ou de nuit, mais pas en plein soleil ni en présence d’une lumière éblouissante.

Fuites par les fenêtres

Les fenêtres sont le point faible de tous les bâtiments. Ainsi, les normes de construction suisses (SIA 380/1) admettent que six fois plus de chaleur s’échappe d’un mètre carré de fenêtre que d’un mètre carré de mur. Dans un bâtiment qui n’est pas aux normes, c’est encore pire. Un mètre carré de simple vitrage laisse perdre l’équivalent de 40 litres de mazout par année. Le double vitrage standard fait chuter cette valeur à 20 litres. Aujourd’hui, on arrive à moins de 10 litres de mazout par mètre carré et par an, grâce à cette couche filtrante qui laisse passer la lumière du jour tout en freinant la transmission de chaleur.

Vérifier le U avant d’acheter

Lorsqu’on choisit de nouvelles fenêtres, le plus simple est de se baser sur la valeur U. Elle indique la quantité d’énergie susceptible de passer de l’intérieur vers l’extérieur. Plus le U est petit, meilleure est l’isolation. Les fenêtres à simple vitrage, qui équipent encore certains bâtiments anciens, ont un U autour de 5 à 6 W/m2K (watt par mètre carré et par degré Kelvin). La première génération de doubles vitrages – typique des années 1975-1980 – affiche un U de 2,5 à 3 environ. Grâce à l’adjonction de gaz inertes (argon, krypton) et à la présence de la fameuse couche sélective, les bons doubles vitrages actuels affichent un U de 1,0 à 1,5. Ce sont des valeurs que les propriétaires de bâtiments peuvent exiger aujourd’hui de leurs fournisseurs.

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