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Le saviez-vous ?

Beaucoup d’immeubles ont un chauffage mal équilibré

Si une régie reçoit la plainte d’un locataire dont l’appartement est en dessous des 20°C qui sont l’usage, elle demande généralement au concierge ou à l’entreprise de maintenance de pousser le chauffage. Mais cet ajustement réchauffera tout l’immeuble: dans les appartements où la température était convenable, il fera désormais trop chaud. Or, les locataires qui ont trop chaud se plaignent rarement. Beaucoup règlent leur problème en vivant avec les fenêtres ouvertes en plein hiver. Du moment qu’elle ne reçoit pas de plaintes, la régie est en droit de croire que tout va bien... Ainsi, le chauffage d’un immeuble est trop souvent réglé sur l’appartement le plus froid, de sorte que des millions de litres de mazout et de mètres cubes de gaz sont gaspillés chaque année.

Un régulateur caché

Dans la plupart des systèmes de chauffage central, un réseau de tuyaux amène de l’eau chaude depuis la chaudière située au sous-sol jusqu’aux radiateurs répartis dans les différents étages. Là, l’eau cède sa chaleur aux appartements, avant de retourner vers la chaudière qui la réchauffera.

Dans un système efficace, l’eau parvient dans les radiateurs avec la bonne température et le bon débit. Pour permettre ce réglage, un régulateur de débit est placé à l’entrée de chaque radiateur – à ne pas confondre avec le robinet ou vanne thermostatique que tout un chacun peut actionner. Il s’agit d’une petite pièce de tuyauterie à laquelle seuls les chauffagistes ont accès.

Si tous les régulateurs de débit sont grand ouverts, les étages supérieurs reçoivent moins de chaleur que les étages du bas: pour des raisons de pression, il est plus facile pour l’eau de desservir les radiateurs les plus proches de la chaufferie. Tout l’art du chauffagiste consiste à doser les vannes qui desservent les étages ainsi que les régulateurs des différents radiateurs, afin que l’eau chaude circule de manière uniforme dans l’ensemble du bâtiment.

L’équilibre au sein d’un même étage exige de la finesse, car toutes les pièces n’ont pas des besoins en chauffage identiques. Par exemple, le radiateur d’une chambre orientée plein sud a besoin de moins d’eau chaude que celui d’une chambre tournée au nord et à la bise. Et les pièces dont les murs donnent sur l’extérieur sont moins isolées du froid que celles qui donnent sur d’autres appartements. Si le réglage du circuit d’eau chaude est bien fait, on dit que l’immeuble est en "équilibre hydraulique".

Nettoyer les conduites et régler les débits

Pour parvenir à équilibrer la distribution de chaleur dans l’immeuble, il faut aussi que les radiateurs aient la bonne taille par rapport aux besoins en chauffage des pièces. Or, trop souvent, tous les étages d’un immeuble ont été équipés de manière standard. De plus, certains immeubles n’ont jamais été équilibrés: les locataires subissent depuis toujours des disparités importantes d’un appartement à l’autre. Il arrive aussi qu’avec les années des dépôts de boue et de tartre se forment dans la tuyauterie, réduisant les apports d’eau chaude dans certains radiateurs.

Dans la plupart des bâtiments, on peut résoudre le problème en nettoyant les conduites, puis en réglant correctement les vannes d’étage et les régulateurs de débit des radiateurs. Les régies et les propriétaires ont donc intérêt à contacter des professionnels qui maîtrisent bien leur sujet. Dans certains cas, l’entreprise proposera d’installer de nouveaux régulateurs: les modèles modernes permettent de lire le débit d’eau chaude de manière instantanée, en litres par minute – ce qui permet un gain de temps important pour le réglage de l’équilibre du chauffage.

Un bâtiment peut économiser jusqu’à 10% de combustible avec une chaudière bien entretenue et une distribution de chaleur équilibrée. On peut gagner 6 à 7% supplémentaires en réduisant la température moyenne d’un seul degré.

Télécharger le communiqué 2007 (.doc)

Déséquilibre du chauffage (article plus complet + diagnostic par les habitants)

Plus il y a de cyclistes, plus ils sont en sécurité

Les pays qui comptent de nombreux cyclistes sont moins dangereux pour les amateurs de la petite reine. Des chercheurs anglais ont comparé les risques subis par des cyclistes âgés de 10 à 14 ans dans huit pays, dont la Suisse. Résultat: la Suède et les Pays-Bas sont les pays les plus sûrs. La Suisse est bien placée, juste devant l’Allemagne.

En queue de classement, on trouve la Grande-Bretagne et la Nouvelle-Zélande. Or, les usagers de la route sont plutôt disciplinés dans ces deux pays, mais le cyclisme y est peu répandu. Le surcroît d’accidents proviendrait du fait que les automobilistes n’ont pas suffisamment l’habitude de côtoyer des cyclistes. Ces résultats confirment ce que d’autres chercheurs (notamment suédois et américains) avaient postulé au début des années 2000: si on multiplie le nombre de cyclistes par dix, le nombre d’accidents n’est multiplié "que" par quatre.

Pour la sécurité, comme pour l’environnement, il serait donc souhaitable que le nombre de cyclistes augmente, et c’est ce qui se passe dans certaines villes suisses. À Genève, le trafic cycliste se mesure notamment sur les différents ponts qui franchissent le Rhône et l’Arve, dans le centre de la ville. On y dénombrait 6000 passages quotidiens (pendant les mois d’été) en 1987. Ce chiffre est passé à 12’000 en 1995, puis à 24’000 en 2005, date du dernier comptage. Des chiffres similaires sont annoncés dans le canton de Vaud: en cinq ans, le trafic cycliste a augmenté de plus de 50%.

Le vélo moins dangereux que la moto

Alors que le cyclisme progresse un peu, le nombre d’accidents graves diminue. En 2004, on déplorait 42 cyclistes tués sur les routes helvétiques. Ce nombre est descendu à 37 cas en 2005, et à 35 cas en 2006. Il faut savoir que, chaque année en Suisse, deux fois moins de personnes meurent à vélo qu’à moto, alors que les cyclistes effectuent davantage de déplacements que les motards (la statistique inclut les scooters dès 125 cm3 parmi les motos).

Par kilomètre parcouru, les motards et scootéristes sont 18 fois plus exposés à un accident mortel que les automobilistes, les cyclistes 7 fois plus, et les piétons 6 fois plus. Si on calcule le risque de décès par heure, se déplacer à vélo est certes plus risqué que de rouler en voiture, mais l’heure de vélo est 7 à 8 fois moins dangereuse que l’heure de moto ou de scooter.

Dans la plupart des accidents graves de vélo ou de moto, une voiture est impliquée et c’est l’automobiliste qui est fautif (refus de priorité, heurt par l’arrière). Les cyclistes sont moins exposés que les motards parce qu’ils roulent moins vite et parce que leur véhicule est plus léger. Et les statistiques des accidents montrent que le casque est indispensable pour pédaler en sécurité.

Télécharger le communiqué (.doc)

Les vieilles tondeuses à essence polluent énormément

Tondeuse à essence

En Suisse, l’âge moyen des tondeuses à gazon dépasse les 20 ans. Or, un vieux modèle est presque toujours équipé d’un moteur à 2-temps qui rejette dans l’atmosphère environ un tiers de son carburant imbrûlé ou imparfaitement brûlé, donnant à respirer à son utilisateur des gaz d’échappement contenant plusieurs substances cancérigènes, et favorisant la formation d’ozone estival.

Changer de moteur ou d’essence

Fonctionnant avec un mélange comportant de l’huile, un moteur d’engin de jardinage à 2-temps produit beaucoup de COV (composés aromatiques volatils), tels que le benzène et ses dérivés. Or, on sait aujourd’hui qu’il s’agit de substances cancérigènes, également impliquées dans le déclenchement de crises cardiaques. Si on veut conserver son ancienne tondeuse à 2-temps, il vaut la peine d’opter pour de l’essence alkylée (environ 5 francs par litre). Il en résulte des gaz de combustion dont la toxicité est réduite de 95% par rapport à l’essence ordinaire. Plus de 500 magasins spécialisés et grandes surfaces proposent de l’essence alkylée en Suisse.

L’avenir est aux 4-temps, à l’électricité et à la force humaine

Mis à part quelques appareils bas de gamme, les tondeuses neuves sur le marché suisse comportent des moteurs à 4-temps qui sont bien plus efficaces – quel que soit le carburant utilisé – et qui dégagent beaucoup moins d’imbrûlés et de polluants dans l’air. Dans un moteur à 2-temps, un tiers du carburant n’est pas ou mal brûlé, et dégagé sous forme de gaz mêlé à des gouttelettes d’huile. Une tondeuse récente, bien entretenue et fonctionnant à l’essence alkylée, est donc une bonne mesure pour ménager sa santé et l’environnement.

Au bout du compte, même les meilleurs moteurs polluent. Ainsi, une tondeuse moderne à 4-temps produit – en une heure – autant de pollution (COV) qu’une voiture conduite sur 150 kilomètres. Si le jardin n’est pas trop grand, on gagnera donc à opter pour une tondeuse électrique, voire pour une tondeuse mécanique hélicoïdale qui fonctionne à la seule force de celui qui la pousse. Sans pollution et presque sans bruit, suivant que les lames s’auto-aiguisent ou non, on peut l’utiliser tôt le matin ou tard le soir, voire le dimanche. D’un prix réduit, cette tondeuse peu encombrante permet à l’utilisateur d’effectuer un exercice physique bienvenu. Il faut cependant vérifier la hauteur de coupe avant d’acheter: certains modèles ne dépassent pas 2,5 centimètres et sont limités à l’entretien des gazons "anglais". Or, l’herbe se coupe idéalement à une hauteur de 6 à 8 centimètres en début de saison, et entre 5 et 6 centimètres par la suite, afin de favoriser la biodiversité, d’éviter le dessèchement du terrain, et de ne pas favoriser les plantes qui poussent à ras le sol, tels le pissenlit, le plantain et certains chardons.

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