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Le saviez-vous ?

Plus il y a de cyclistes, plus ils sont en sécurité

Les pays qui comptent de nombreux cyclistes sont moins dangereux pour les amateurs de la petite reine. Des chercheurs anglais ont comparé les risques subis par des cyclistes âgés de 10 à 14 ans dans huit pays, dont la Suisse. Résultat: la Suède et les Pays-Bas sont les pays les plus sûrs. La Suisse est bien placée, juste devant l’Allemagne.

En queue de classement, on trouve la Grande-Bretagne et la Nouvelle-Zélande. Or, les usagers de la route sont plutôt disciplinés dans ces deux pays, mais le cyclisme y est peu répandu. Le surcroît d’accidents proviendrait du fait que les automobilistes n’ont pas suffisamment l’habitude de côtoyer des cyclistes. Ces résultats confirment ce que d’autres chercheurs (notamment suédois et américains) avaient postulé au début des années 2000: si on multiplie le nombre de cyclistes par dix, le nombre d’accidents n’est multiplié "que" par quatre.

Pour la sécurité, comme pour l’environnement, il serait donc souhaitable que le nombre de cyclistes augmente, et c’est ce qui se passe dans certaines villes suisses. À Genève, le trafic cycliste se mesure notamment sur les différents ponts qui franchissent le Rhône et l’Arve, dans le centre de la ville. On y dénombrait 6000 passages quotidiens (pendant les mois d’été) en 1987. Ce chiffre est passé à 12’000 en 1995, puis à 24’000 en 2005, date du dernier comptage. Des chiffres similaires sont annoncés dans le canton de Vaud: en cinq ans, le trafic cycliste a augmenté de plus de 50%.

Le vélo moins dangereux que la moto

Alors que le cyclisme progresse un peu, le nombre d’accidents graves diminue. En 2004, on déplorait 42 cyclistes tués sur les routes helvétiques. Ce nombre est descendu à 37 cas en 2005, et à 35 cas en 2006. Il faut savoir que, chaque année en Suisse, deux fois moins de personnes meurent à vélo qu’à moto, alors que les cyclistes effectuent davantage de déplacements que les motards (la statistique inclut les scooters dès 125 cm3 parmi les motos).

Par kilomètre parcouru, les motards et scootéristes sont 18 fois plus exposés à un accident mortel que les automobilistes, les cyclistes 7 fois plus, et les piétons 6 fois plus. Si on calcule le risque de décès par heure, se déplacer à vélo est certes plus risqué que de rouler en voiture, mais l’heure de vélo est 7 à 8 fois moins dangereuse que l’heure de moto ou de scooter.

Dans la plupart des accidents graves de vélo ou de moto, une voiture est impliquée et c’est l’automobiliste qui est fautif (refus de priorité, heurt par l’arrière). Les cyclistes sont moins exposés que les motards parce qu’ils roulent moins vite et parce que leur véhicule est plus léger. Et les statistiques des accidents montrent que le casque est indispensable pour pédaler en sécurité.

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Les vieilles tondeuses à essence polluent énormément

Tondeuse à essence

En Suisse, l’âge moyen des tondeuses à gazon dépasse les 20 ans. Or, un vieux modèle est presque toujours équipé d’un moteur à 2-temps qui rejette dans l’atmosphère environ un tiers de son carburant imbrûlé ou imparfaitement brûlé, donnant à respirer à son utilisateur des gaz d’échappement contenant plusieurs substances cancérigènes, et favorisant la formation d’ozone estival.

Changer de moteur ou d’essence

Fonctionnant avec un mélange comportant de l’huile, un moteur d’engin de jardinage à 2-temps produit beaucoup de COV (composés aromatiques volatils), tels que le benzène et ses dérivés. Or, on sait aujourd’hui qu’il s’agit de substances cancérigènes, également impliquées dans le déclenchement de crises cardiaques. Si on veut conserver son ancienne tondeuse à 2-temps, il vaut la peine d’opter pour de l’essence alkylée (environ 5 francs par litre). Il en résulte des gaz de combustion dont la toxicité est réduite de 95% par rapport à l’essence ordinaire. Plus de 500 magasins spécialisés et grandes surfaces proposent de l’essence alkylée en Suisse.

L’avenir est aux 4-temps, à l’électricité et à la force humaine

Mis à part quelques appareils bas de gamme, les tondeuses neuves sur le marché suisse comportent des moteurs à 4-temps qui sont bien plus efficaces – quel que soit le carburant utilisé – et qui dégagent beaucoup moins d’imbrûlés et de polluants dans l’air. Dans un moteur à 2-temps, un tiers du carburant n’est pas ou mal brûlé, et dégagé sous forme de gaz mêlé à des gouttelettes d’huile. Une tondeuse récente, bien entretenue et fonctionnant à l’essence alkylée, est donc une bonne mesure pour ménager sa santé et l’environnement.

Au bout du compte, même les meilleurs moteurs polluent. Ainsi, une tondeuse moderne à 4-temps produit – en une heure – autant de pollution (COV) qu’une voiture conduite sur 150 kilomètres. Si le jardin n’est pas trop grand, on gagnera donc à opter pour une tondeuse électrique, voire pour une tondeuse mécanique hélicoïdale qui fonctionne à la seule force de celui qui la pousse. Sans pollution et presque sans bruit, suivant que les lames s’auto-aiguisent ou non, on peut l’utiliser tôt le matin ou tard le soir, voire le dimanche. D’un prix réduit, cette tondeuse peu encombrante permet à l’utilisateur d’effectuer un exercice physique bienvenu. Il faut cependant vérifier la hauteur de coupe avant d’acheter: certains modèles ne dépassent pas 2,5 centimètres et sont limités à l’entretien des gazons "anglais". Or, l’herbe se coupe idéalement à une hauteur de 6 à 8 centimètres en début de saison, et entre 5 et 6 centimètres par la suite, afin de favoriser la biodiversité, d’éviter le dessèchement du terrain, et de ne pas favoriser les plantes qui poussent à ras le sol, tels le pissenlit, le plantain et certains chardons.

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Une orchidée sauvage peut pousser spontanément dans un jardin

orchidées

En Suisse, environ 70 espèces d’orchidées poussent dans la nature. Elles sont toutes protégées par la loi et beaucoup sont devenues rares. Les botanistes ont dressé des cartes de répartition pour chacune d’entre elles. Mais ils ignorent dans quelle mesure elles survivent dans les propriétés privées, car ils n’y ont pas accès pour leurs recherches. On sait cependant que les vieux jardins dotés de prairie naturelle et fauchées tardivement peuvent en abriter, même en pleine ville.

Avec la collaboration d’un champignon

Si les orchidées sont peu fréquentes et vulnérables pour la plupart, c’est parce que leur mode de reproduction nécessite la présence d’un champignon dans le sol. En effet, leurs graines sont si minuscules qu’elles contiennent très peu d’éléments nutritifs capables de nourrir la jeune pousse. Et c’est le champignon qui doit lui fournir la subsistance de ses premières semaines de vie. Autre point qui explique leur rareté: les orchidées résistent mal à la concurrence des autres plantes, qui savent profiter des terrains engraissés.

Ainsi, un gazon entretenu à force d’engrais, de désherbant et d’antimousse devient une monoculture qui ne permet pas la survie des orchidées, ni leur installation. Car il faut savoir qu’environ une vingtaine d’espèces peuvent pousser spontanément, amenées par le vent. On a donc des chances d’en voir apparaître dans son jardin, avec le temps, si un voisin en possède et si on laisse des bandes de prairie pousser, qu’on tondra après la floraison. Comme les orchidées sont des plantes à bulbe, elles reviennent d’année en année au même emplacement, comme les jonquilles, même si elles ne produisent pas de fleurs chaque année.

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