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Le saviez-vous ?

ConsoBat: Pour suivre la consommation d’énergie d’un bâtiment et détecter les anomalies du chauffage, il faut tenir compte de la météo

Logo Consobat: une maison, un nuage, un soleil un compteur d'énergie

 

Les hivers se suivent et ne se ressemblent pas. Ainsi, selon les années, un bâtiment demande plus ou moins d'énergie pour son chauffage. Les locataires peuvent s'en rendre compte en consultant le décompte des charges: lorsque l'hiver a été clément, la régie ou le propriétaire leur rembourse de l'argent, mais lorsque l'hiver a été plus rude qu'à l'ordinaire, il faut payer un supplément...

ConsoBat: un outil de suivi énergétique qui révèle des problèmes cachés

Lorsque qu'on veut connaître la performance énergétique réel d'un bâtiment – et constater, par exemple, l'économie d'énergie réalisée grâce à un changement de fenêtres – il est nécessaire de tenir compte de la météo. Et il en va de même, lorsqu'on veut repérer des anomalies de consommation d'énergie de chauffage.

Voilà pourquoi les services cantonaux de l'énergie mettent à disposition du public ConsoBat, un calculateur on line gratuit qui permet de suivre – au fil des semaines, des mois, des saisons ou des années – la consommation énergétique d'un (ou de plusieurs) bâtiment(s), en fonction des conditions météorologiques locales qui influencent ses besoins de chauffage: les degrés-jours.

ConsoBat permet non seulement d'estimer la performance énergétique d'un bâtiment indépendamment du climat, mais aussi de visualiser sur un graphique comment cette consommation évolue lorsque le froid s'accentue: c'est la signature énergétique. En observant cette signature, on peut découvrir des problèmes de chauffage qui passeraient autrement inaperçus. Par exemple, une hausse anormale de la consommation d'énergie chaque fois que le froid s'accentue, provoquée par de mauvais réglages de l'installation. Ou un pic de consommation épisodique dû à une fenêtre restée ouverte pendant les vacances d'hiver d'un habitant.

ConsoBat utilise les températures moyennes provenant de 21 stations météorologiques situées en Suisse orientales. Il est mis à la disposition du public par la Conférence romande des délégués à l'énergie (CRDE). Les données introduites dans le calculateur restent confidentielles et ne sont pas utilisées à des fins de contrôle. Cependant, elles seront analysées dans un but statistique, notamment pour améliorer cet outil.

Calculateur ConsoBat

ConsoBat s'adresse à tous ceux qui ont la charge d'un bâtiment ou qui désirent vérifier si l'installation de chauffage fonctionne normalement: propriétaire, régie, service d'entretien, gestionnaire de coopérative d'habitation ou personne intéressée. Pour utiliser le calculateur, il est utile de comprendre les deux concepts évoqués ci-dessous:

 

1. Les degrés-jours, une unité qui parle du froid de l'hiver pour un lieu donné

La consommation d'énergie de chauffage est directement liée aux écarts de température qui existent entre l'intérieur du bâtiment et l'extérieur. Les "degrés-jours" permettent de quantifier ces écarts. Pour connaître leur valeur, on calcule la différence entre la température intérieure du bâtiment chauffé (fixée par convention à 20°C en Suisse*) et la température moyenne extérieure. Par exemple, si la température extérieure moyenne du 1er janvier vaut -2°C, les degrés-jours du 1er janvier se montent à 22°C. Et si la température extérieure moyenne du 5 mars vaut 6°C, les degrés-jours se montent à 14°C.

Graphique présentant la consommation de chaleur d'un bâtiment en regard des degrés-jours

Ce graphique présente la consommation d'énergie d'une maison individuelle pour son chauffage et la production d'eau chaude sanitaire (en bleu) au cours de l'année 2013. L'évolution des degrés-jours (ligne orange) est propre au lieu d'implantation du bâtiment (Granges, en Valais) pour l'année 2013. On constate par exemple que la période "fin mai-début juin" à été froide: il faut en tenir compte si on veut analyser la performance énergétique du bâtiment.

Pour un lieu donné, on peut comptabiliser les degrés-jours d'un seul jour, d'une semaine, d'un mois ou de toute une année. Ainsi, les degrés-jours d'une saison de chauffage est la somme des relevés de tous les jours durant lesquels le chauffage est théoriquement en fonction (jours de chauffage) – c'est-à-dire les jours où la température moyenne extérieure est inférieure à 12°C*.

La température moyenne extérieure d'un jour donné est une simple moyenne entre la température minimale de la nuit et la température maximale de la journée. Si le thermomètre descend jusqu'à -4°C au petit matin et remonte jusqu'à +6° dans l'après-midi, la température moyenne de ce jour est de 1°C.

Le calculateur ConsoBat vous aidera à :

  • Détecter des anomalies de consommation qui passeraient autrement inaperçues.
  • Estimer l'efficacité de travaux d'assainissement énergétique: isolation, changement de fenêtres, nouvelle installation de chauffage, etc.
  • Mesurer les effets des réglages du chauffage et de la ventilation – même si la consommation d'énergie du bâtiment n'a pas baissé comme attendu à cause d'un hiver plus froid.

 

2. La signature énergétique traduit la sensibilité au froid d'un bâtiment, et permet de repérer des problèmes de chauffage autrement inaperçus

Plus il fait froid à l'extérieur, plus la puissance de chauffage doit être élevée pour maintenir la même température à l'intérieur. La signature énergétique est une méthode qui consiste à représenter sur un graphique – idéalement semaine après semaine – la consommation d'un bâtiment en fonction des degrés-jours. Si le chauffage fonctionne bien, les points du graphique tendent à s'aligner sur une ligne droite (la droite de référence). Plus cette droite est pentue, et plus le bâtiment est sensible au froid.

Graphique présentant la signature énergétique d'un bâtiment

Ce graphique présente la signature énergétique du bâtiment pour l'année 2015, autrement dit sa consommation d'énergie de chauffage en fonction des degrés-jours. Chaque point correspond à un relevé hebdomadaire de la consommation. On constate qu'un point se situe bien au-dessus de la droite de référence: durant quelques jours, la consommation a été anormale par rapport à la météo du moment. Grâce à la signature énergétique, l'anomalie a été détectée dès que le relevé hebdomadaire a été introduit dans ConsoBat, ce qui a permis de corriger le problème.

Pour bien interpréter la signature énergétique, on regarde comment les points du graphique sont positionnés par rapport à la droite de référence. Lorsqu'un point (ou un groupe de points) sort de l'axe, il vaut la peine de se demander pourquoi. Dans certains cas, il suffit de mieux régler l'installation de chauffage, ce qui permettra des économies d'énergie. Dans d'autres cas, il faudra investiguer plus avant pour comprendre les raisons de ces anomalies. L'interprétation de la signature énergétique permet notamment de:

  • Repérer rapidement une anomalie de consommation (dès le relevé hebdomadaire du compteur de chaleur).
  • Repérer de mauvais réglages de l'installation de chauffage.
  • Estimer la puissance de chauffage vraiment nécessaire au bâtiment, et constater si l'installation en place est surdimensionnée.
  • Prévoir l'évolution de la consommation d'énergie de chauffage.
  • Quantifier l'efficacité réelle des mesures prises pour économiser l'énergie (isolation, changement de fenêtres, réglages, etc.)
  • Calculer la valeur de l'indice de dépense d'énergie du bâtiment.

 

* Les degrés-jours ne sont pas calculés dans toutes les régions d'Europe de la même façon. En Suisse, on applique la méthode de la SIA (Société suisse des ingénieurs et des architectes), et on parle des "degrés-jours 20/12" (20°C à l'intérieur / 12°C de température moyenne extérieure comme limite de mise en route du chauffage).

Calculateur ConsoBat

 

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Le Programme Bâtiments 2017: davantage de subventions pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments

Truelle

 

Le Programme Bâtiments est financé conjointement par la Confédération et par les cantons pour améliorer l'efficacité énergétique du parc immobilier suisse. Pour 2017, la Confédération octroie 300 millions de francs, issus de la taxe CO2 sur les carburants. 200 millions sont attribués pour l'isolation des bâtiments. Et 100 millions vont aux installations techniques (pompes à chaleur, capteurs solaires thermiques, etc.), renforcés d'une somme équivalente versée par les cantons.

Depuis le 1er janvier 2017, le Programme Bâtiments est géré entièrement par les cantons, qui ont défini un modèle commun d'attribution des subventions, tout en l'adaptant chacun à leur propre politique énergétique. Les propriétaires peuvent désormais solliciter des aides financières dans trois domaines:

  • Subventions pour les bâtiments ayant reçu leur permis de construire avant l'an 2000, en vue d'améliorer leur isolation (façades, toit, murs et sol contre terre) et de remplacer leur chauffage peu écologique (mazout, gaz ou électrique) par une pompe à chaleur, un chauffage au bois, des capteurs solaires thermiques, ou un raccordement à un réseau de chauffage (CAD-chaleur à distance). 
  • Subventions pour des bâtiments neufs, afin de leur donner une performance énergétique plus grande que les exigences légales: labels Minergie-P, CECB A/A.
  • Subventions pour la création d'un réseau de chaleur pour le chauffage à distance (CAD), ou pour le prolongement d'un réseau déjà établi afin de desservir des bâtiments existants.

 

Touchez les numéros et les logos pour en apprendre davantage sur les subventions et leur contexte

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Maison en chantier de rénovation énergétique Infobulle-1: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-2: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-3: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-4: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-5: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-6: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-7: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-8: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-9: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-10: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-11: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-12: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-13: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-14: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-22: Icône-terre qui ouvre une infobulle. Infobulle-23: Icône-maison-argent qui ouvre une infobulle. Infobulle-24: Icône-cochon-tirelire qui ouvre une infobulle. Infobulle-25: Icône-rocking-chair qui ouvre une infobulle. Infobulle-26: Icône-hirondelle qui ouvre une infobulle. Infobulle-27: Icône-radioactif qui ouvre une infobulle. Infobulle-28: Icône-amiante qui ouvre une infobulle. Infobulle-29: Icône-consobat qui ouvre une infobulle. Infobulle-30: Icône-cecb qui ouvre une infobulle. Infobulle-31: Icône-minergie qui ouvre une infobulle.

1. Isolation du toit

La subvention peut être accordée si la performance d'isolation est plus grande que les exigences légales. L'unité qui caractérise l'isolation est la valeur U : plus U est petite, meilleure est l'isolation. Pour obtenir une subvention pour le toit, la valeur U doit être égale ou inférieure à 0,20 – alors que le minimum légal pour la rénovation se situe à 0,25.

Isolation

Valeur U

2. Isolation de la façade

La subvention peut être accordée si la performance d'isolation est plus grande que les exigences légales. L'unité qui  caractérise l'isolation est la valeur U : plus U est petite, meilleure est l'isolation. Pour obtenir une subvention pour la façade, la valeur U doit être égale ou inférieure à 0,20 – alors que le minimum légal pour la rénovation se situe à 0,25.

Isolation

Valeur U

3. Isolation du bas des murs et du sol "contre terre"

"Contre terre" signifie que l'élément isolé n'est pas en contact avec l'air, mais avec le sol. L'octroi d'une subvention dépend de la profondeur à laquelle descend l'isolation, et de la performance d'isolation obtenue (valeur U).

L'isolation du sol de la cave est prise en compte dans les subventions (car c'est une isolation contre terre). Il faut tout particulièrement soigner son étanchéité dans les régions où le sous-sol dégage naturellement du radon radioactif.

Isolation

Aération et radon

4. Isolation du plancher des combles

Dans ce cas de figure, les techniciens parlent d'isolation "contre non chauffé", puisque l'élément isolé donne dans un volume qui fait partie du bâtiment, mais qui n'est pas chauffé. Le Programme Bâtiments ne subventionne pas cette opération lorsqu'elle est menée seule. Cette mesure peut être financée uniquement lorsque les travaux interviennent aussi sur d'autres éléments de l'enveloppe du bâtiment et/ou sur des installations techniques.

Par contre, les subventions peuvent être accordées pour l'isolation du toit et des murs des combles qui le portent.

Isolation

5. Isolation du plafond de la cave

Dans ce cas de figure, les techniciens parlent d'isolation "contre non chauffé", puisque l'élément isolé donne dans un volume qui fait partie du bâtiment mais qui n'est pas chauffé. Le Programme Bâtiments ne subventionne pas cette opération lorsqu'elle est menée seule. Cette mesure peut être financée uniquement lorsque les travaux interviennent aussi sur d'autres éléments de l'enveloppe du bâtiment et/ou sur des installations techniques

Isolation

6. Changement de fenêtres

Le Programme Bâtiments ne subventionne plus le seul changement de fenêtres. Cette mesure peut être financée uniquement lorsque les travaux interviennent aussi sur d'autres éléments de l'enveloppe du bâtiment et/ou sur des installations techniques.

Lors d'un changement de fenêtre, il faut être attentif non seulement à leur pouvoir d'isolation (valeur U), mais aussi à la transparence des vitrages au rayonnement solaire visible (transmission lumineuse) et invisible (valeur g ou "gains solaires").

Fenêtre et vitrage

7. Remplacement d'une chaudière à combustible fossile (mazout ou gaz naturel), ou d'un chauffage électrique fixe à résistance, par un chauffage utilisant des énergies renouvelables

L'objectif de ces subventions est de limiter les émissions de CO2 du pays et d'accroître l'efficacité des chauffages qui utilisent de l'électricité. La nouvelle installation de chauffage doit être accompagnée d'une "garantie de performance" pour s'assurer qu'elle est adaptée au bâtiment et parfaitement installée et réglée.

Pompes à chaleur

Chauffage à distance (CAD) et Réseau de chaleur

Chauffage au bois

8. Chauffage à distance (CAD) et Réseau de chaleur

Il existe des subventions pour installer un réseau de chauffage à distance, l'étendre à des bâtiments déjà construits, et raccorder des bâtiments à un réseau existant. Cependant, lorsqu'un réseau bénéficie déjà d'aides financières (par exemple, de la Fondation KliK pour la réduction du CO2), le bâtiment qui s'y raccorde ne peut pas bénéficier – en plus – d'une subvention du Programme Bâtiments.

Chauffage à distance (CAD) et Réseau de chaleur

9. Pompe à chaleur

Le chauffage à l'aide d'une pompe à chaleur (PAC) peut être très performant – à condition que la pompe soit un modèle de qualité, que sa puissance soit adaptée aux besoins de chaleur du bâtiment, qu'elle soit correctement installée et parfaitement réglée. Voilà pourquoi l'octroi d'une subvention demande une garantie de qualité et de performance appelée "PAC système-module".

Pompes à chaleur

Besoins de chaleur

10. Chauffage au bois

Le bois est un combustible renouvelable, si la forêt est bien gérée. Et il peut être disponible localement, ce qui limite les transports. Cependant, une chaudière à bois peut accroître localement la pollution de l'air. Voilà pourquoi un chauffage à bois doit respecter l'Ordonnance sur la protection de l'air (OPair).

Pour obtenir une subvention, l'installation doit être reconnue par l'association Energie-bois Suisse, et bénéficier d'une Garantie de performance de SuisseEnergie

Chauffage au bois

11. Installation d'un réseau hydraulique de chauffage

Lorsqu'un bâtiment est chauffé à l'aide de radiateurs électriques ou d'un simple poêle à mazout ou à gaz, il n'a pas de circuit de tuyauterie pour conduire l'eau de chauffage dans les différentes pièces et les étages. Lorsqu'on quitte le chauffage électrique (pour une pompe à chaleur, une chaudière à bois ou un raccordement à chauffage à distance), on peut bénéficier d'une subvention complémentaire pour installer un tel réseau de tuyaux vers des radiateurs ou des chauffages au sol.

Quitter le chauffage électrique

12. Capteurs solaires thermiques

Les capteurs solaires thermiques collectent la chaleur du soleil pour chauffer l'eau sanitaire; ils peuvent aussi  participer au chauffage du bâtiment. Si le bâtiment est équipé d'une pompe à chaleur "sol-eau", la chaleur du soleil peut aussi réchauffer le sous-sol dans lequel les sondes géothermiques ont puisé de l'énergie durant l'hiver.

Pour obtenir une subvention, l'installation doit bénéficier d'une Garantie de performance validée (GPV) de Swissolar / SuisseEnergie

Capteurs solaires thermiques pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire

Capteurs solaires pour le chauffage et l'eau chaude

13. Panneaux solaires photovoltaïques

Les panneaux solaires photovoltaïques ne font pas partie du Programme Bâtiments, car ils sont déjà subventionnés par d'autres voies (Swissgrid). Se renseigner auprès de son canton, de son distributeur d'électricité et des installateurs spécialisés.

Panneaux solaires photovoltaïques

14. Extension et transformation

En règle général, la transformation d'un local non chauffé en zone habitable n'est pas subventionnée, puisqu'il faut respecter les normes d'isolation en vigueur. Cependant, suivant le type et la taille du projet, il peut y avoir des exceptions.

Climat et environnement des habitants

On le sait, un bâtiment qui diminue sa consommation de gaz naturel ou de mazout diminue ses impacts négatifs sur le climat de notre planète. Mais c'est aussi moins de fumée (et donc moins de polluants) dans l'air qu'on respire aux abords directs du bâtiment.

CO2 et réchauffement climatique

Chauffage et environnement

Aspects financiers

Les travaux d'assainissement d'un bâtiment peuvent réduire de plus de 50% sa consommation d'énergie. Ils lui donnent aussi davantage de valeur sur le marché immobilier, que ce soit pour la vente, un prêt hypotécaire ou la location. À ce propos, lorsqu'on calcule une augmentation de loyer suite à des travaux, il ne faut évidemment pas inclure les subventions dans les investissements à amortir!

Déduction d'impôts

Impôt fédéral direct • Une personne privée peut déduire de l’impôt fédéral direct les frais d’entretien et les investissements qui augmentent la valeur de son bâtiment tout en diminuant la consommation d’énergie (ou la part d'énergie non renouvelable consommée par le bâtiment). Dans les déductions, on ne doit évidemment pas compter la subvention accordée.

Impôt cantonal • Les cantons n'appliquent pas tous les mêmes règles d'imposition, même si elles sont souvent similaires à celles de l’impôt fédéral direct. Il faut donc se renseigner auprès de l'administration fiscale cantonale de son lieu de domicile et du lieu du bâtiment.

Il est souvent judicieux d'organiser les travaux pour optimiser les déductions sur 2 années fiscales.

Augmentation du confort

En hiver, les murs, le plafond, le plancher et les fenêtres d'un bâtiment bien isolé ne sont pas froids: il y a moins de courants d'air et moins de condensation (et donc moins de risque de moisissures) sur les fenêtres et les murs qui donnent sur l'extérieur. De plus, une aération bien conçue améliore le sentiment de confort et la santé. Sous le soleil ardent d'été, le bâtiment bien isolé se chauffe moins vite et les logements sont plus tempérés. Et les bruits extérieurs sont beaucoup moins perceptibles.

Confort thermique

Penser à la petite faune

Moineaux, hirondelles, chauves-souris, etc. nombreux sont les petits animaux qui vivent dans les charpentes, les fentes des murs ou sous les tuiles. Lors des rénovations, ces abris disparaissent. Mais on peut profiter des échafaudages pour poser des nichoirs.

Assainir les bâtiments en protégeant les oiseaux et les chauves-souris – brochure à télécharger sur le site de l'Office fédéral de l'environnement.

Radon

Le radon est un gaz radioactif dangereux pour la santé qui émane naturellement du sous-sol. Des fondations étanches et une bonne aération permettent d'éviter de le respirer en trop grande concentration.

Aération

Attention à l'amiante !

Par le passé, on a utilisé des matériaux de construction qui se sont avérés finalement nocifs pour la santé: notamment l'amiante, les polychlorobiphényles (PCB) et le plomb. Lors des travaux de rénovation (ou de démolition), la poussière engendrée peut être très dangereuse à respirer; le chantier peut aussi contaminer l'environnement. Suivant l'âge du bâtiment, un diagnostic "amiante" est nécessaire avant d'entamer certains travaux.

Amiante, PCB, plomb, cov, sur le site du canton de Genève

ConsoBat

ConsoBat est un calculateur qui permet de suivre la consommation énergétique d’un bâtiment en fonction des conditions météorologiques locales qui influencent les besoins de chauffage (degrés-jours). ConsoBat permet notamment de détecter des anomalies de consommation qui passeraient autrement inaperçues.

Calculateur ConsoBat

CECB

Le CECB est le Certificat énergétique cantonal des bâtiments, une sorte d'étiquette-énergie qui classe un bâtiment sur deux échelles: la performance de son isolation, et l'efficacité énergétique et environnementale (CO2) de ses installations techniques. Le CECB est établi par un expert reconnu (service payant).

Les subventions sont accordées à condition que la rénovation fasse gagner aux bâtiment plusieurs classes dans le CECB (voir les conditions cantonales).

Un CECB®Plus est exigé pour certaines subventions; il propose des scénarios d'intervention pour la rénovation. Certains cantons accordent une aide financière pour l'établissement d'un CECB®Plus par un expert.

Besoins de chaleur et CECB

Minergie

Minergie propose une certification d'efficacité énergétique, de qualité environnementale et de confort. Il est aussi possible de garantir la qualité de la construction ou de la rénovation. Il existe plusieurs certificats Minergie (payants) reconnus aussi par les milieux immobiliers et les banques. Les subventions sont attribuées pour des bâtiments neufs (Minergie-P) ou pour des rénovations (Minergie ou Minergie-P).

Le MoPEC et Minergie

 

Des conditions différentes selon les cantons

En se basant sur un modèle d'encouragement commun (le ModEnHa 2015), chaque canton définit les types de travaux et d'installations qu'il subventionne dans le cadre du Programme Bâtiments, et à quelles conditions il accorde les financements. Un propriétaire qui désire une subvention doit s'adresser au service de l'énergie du canton dans lequel est implanté son bâtiment. Il est bien sûr possible de se renseigner par e-mail (ou téléphone) auprès du service cantonal. Cependant, la demande de subventions du Programme Bâtiments se fait uniquement via internet, sur une plateforme-web commune à tous les cantons.

Touchez les blasons pour accéder aux informations cantonales sur les subventions

Blasons des cantons romands Berne Fribourg Genève Jura Neuchâtel Valais Vaud

Remplir la demande de subvention sur internet, en collaboration avec les professionnels du bâtiment

Remplir un formulaire de subventions n'est pas évident pour un non-professionnel, car en plus des informations sur le propriétaire et son bien immobilier, il faut aussi fournir des données techniques. Heureusement, la plupart des entreprises connaissent la procédure, et la plateforme-web du Programme Bâtiments permet à une entreprise de remplir le formulaire de demande de son client. Une fois la requête complétée (ce qui peut être fait sur plusieurs jours), il faut l'imprimer, la signer, y ajouter les annexes nécessaires (plans, devis, etc.), puis la transmettre par courrier postal au service cantonal chargé de l'évaluer.
> Portail du Programme Bâtiment

Informations utiles sur les subventions :

  • Les subventions sont accordées pour des bâtiments appartenant à des personnes privées, à des personnes morales (société, coopérative, fondation, etc.) ou à des communes – mais pas aux bâtiments qui sont la propriété des cantons ou de la Confédération. Les entreprises qui ont signé une convention d'objectifs de réduction de CO2 ne peuvent pas recevoir de subventions.
  • Les subventions du Programme Bâtiments peuvent être accordées pour une intervention ponctuelle, pour une rénovation réalisée en plusieurs étapes, et pour une rénovation complète menée en un seul chantier.
  • Les cantons organisent des conférences et des cours pour informer les propriétaires sur les démarches à suivre pour bien mener une rénovation, y compris la demande de subventions.
    > Rénover futé
  • Avant d'accorder une subvention pour l'isolation supérieure à CHF 10'000.-, le canton exige que le bâtiment soit examiné par un expert reconnu qui établit un CECB®Plus, c'est-à-dire un audit énergétique qui classe la performance énergétique du bâtiment et qui propose des scénarios d'intervention pour améliorer ses performances.
    > CECB
  • En général, les subventions du Programme Bâtiments ne sont pas accordées pour l'agrandissement, ni pour la surélévation. C'est logique: dans ces cas, il faut de toute manière respecter la législation et construire selon les normes énergétiques actuelles.
  • Les subventions du Programme Bâtiments ne sont pas accordées pour les interventions suivantes lorsqu'elles sont menées seules: changement des fenêtres, isolation du sol des combles, isolation du plafond de la cave, isolation de parois donnant sur des locaux non chauffés.
  • Dans tous les cas, la demande de subvention doit être faite avant le début des travaux. Certains cantons exigent même que les travaux ne commencent pas avant l'accord formel de la subvention (c'est aussi le cas pour l'achat de matériel).
  • Sur les sites des services cantonaux de l'énergie, on peut avoir accès à d'autres aides financières que celles du Programme Bâtiments, par exemple pour le remplacement d'un chauffe-eau électrique ou d'une pompe de circulation pour le chauffage.
  • Certaines communes accordent aussi des financements complémentaires: se renseigner auprès de la commune où est implanté le bâtiment.
  • Les panneaux solaires photovoltaïques (producteurs d'électricité) ne font pas partie du Programme Bâtiments, même si leur installation est encouragée par les cantons. L'aide financière se fait via Swissgrid et/ou le distributeur local d'électricité, et parfois par les communes. Les professionnels du solaire connaissent en général très bien les démarches à entreprendre.
  • Au premier abord, les conditions à remplir pour obtenir une aide financière peuvent paraître très strictes et restrictives. Il y a plusieurs bonnes raisons qui l'expliquent: une subvention doit être incitative (on ne subventionne pas ce qu'un propriétaire a l'obligation de faire), énergétiquement efficace (les travaux doivent apporter une économie d'énergie et une diminution des émissions de CO2 à la hauteur du financement), bien ciblée (il faut éviter que les mêmes travaux soient subventionnés deux fois), et rationnelle sur le plan administratif (le coût de traitement d'une demande de subvention doit être en proportion de l'argent accordé).

Liens utiles

En faisant des recherches sur internet, on découvre plusieurs sites web qui parlent de rénovation et de subventions. Certains émanent directement de la Confédération et des cantons; d'autres sont proposés par des groupements professionnels ou des vendeurs de matériaux et d'installations.Voici les indispensables:

 Le Programme Bâtiments • Programme de subventions de la Confédération et des cantons -www.leprogrammebatiments.ch

 Portail du Programme Bâtiments • Pour remplir et télécharger une demande de subventions -portal.leprogrammebatiments.ch

 Rénover futé • Informations (cours et conférences) pour les propriétaires qui désirent rénover leur bâtiment -www.renover-fute.ch

 CECB • Informations sur le Certificat énergétique cantonal des bâtiments -www.cecb.ch

 CECB-Diagno • Scénarios d'amélioration énergétique pour des bâtiments types -www.cecb-diagno.ch

 SuisseEnergie • Infos, liens et documents utiles sur la rénovation -www.suissenergie.ch

 Swissgrid • Rétribution pour les petites installations photovoltaïques -www.swissgrid.ch

 Fondation KliK • Aides financières pour la réduction des émissions de CO2, notamment pour l’automatisation des systèmes de régulation du chauffage, de la ventilation, de l’ombrage et de l’éclairage -www.klik.ch

 

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Triple-play (téléphone fixe IP, internet et télévision): on peut réduire la consommation électrique et l’électrosmog

Un look vintage pour le combiné téléphone fixe, internet et télévision

 

Logo Triple-play

Triple‑play : c’est ainsi qu’on nomme les offres d’abonnement qui combinent téléphone fixe (téléphonie IP), accès internet et télévision. Parfois imposée par l’évolution technologique, la formule amène dans le logis généralement deux "box": un "modem-routeur avec wi-fi" et un "décodeur TV". Les deux fonctions sont parfois combinées dans un seul boîtier. Il existe de nombreux modèles de ces box, qui diffèrent suivant les opérateurs et la date d’abonnement: ce matériel est en constante évolution technologique.

Ces box servent tout d’abord à relier l’usager avec le fournisseur de services par une voie unique: la prise du téléphone (1), la prise du réseau de télévision (2), la prise de la fibre optique (3), ou une prise RJ45-Ethernet (4) provenant directement du central téléphonique. 4 types de prises qui peuvent amener le triple-play Elles servent ensuite à connecter – par câbles, par micro-ondes ou même par le réseau électrique 230V (sic!) – les appareils électroniques du domicile: un ou plusieurs téléviseurs, un ou plusieurs téléphones fixes, les ordinateurs, les tablettes, les smartphones, l’imprimante – et aussi la chaîne hi-fi si elle peut recevoir la musique et les radios diffusées sur internet. Suivant les cas, on peut aussi y connecter des instruments de domotique: interrupteurs commandés à distance, caméra de surveillance, régulation pour le chauffage, etc.

Beaucoup d’appareils à relier

Lorsqu’on installe le triple-play chez soi, on est forcément confronté au problème des connexions. Il faut d’abord trouver le bon emplacement pour les box ainsi que des prises électriques libres pour les alimenter. Il faut ensuite connecter ses appareils aux box, ce qui n’est pas toujours facile lorsque les pièces du logement sont très espacées ou si elles se situent sur plusieurs étages. On a ainsi tendance à se passer des câbles pour recourir aux micro-ondes (wi-fi et DECT) et à laisser toute cette technologie allumée en permanence pour se simplifier la vie. Mais il s’ensuit un gaspillage d’électricité et une exposition inutile à l’électrosmog. Voici donc, ci-dessous, un schéma pour se faire une idée de l’ensemble! Plus bas, sont indiquées quelques pistes pour identifier – appareil par appareil – ce qui peut être mis hors service, éteint ou câblé. Il faut se rappeler que le câble reste la meilleure solution sur le plan des économies d’énergie, de la vitesse de connexion, de la sécurité des données, et du principe de précaution pour la santé.

 

Touchez les icônes en haut de l’image

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Tous les appareils électroniques impliqués dans le triple-play Triple-play: tous les appareils électroniques impliqués dans le triple-play

Triple play : téléphone fixe IP, internet et TV

Voici un ensemble standard d’appareils à interconnecter (il peut y en avoir d’autres). Ici, le lien avec le fournisseur de services se fait par la prise téléphonique (en vert). L’autre câble vert est le câble HDMI qui relie le boîtier TV avec le téléviseur. Dans la plupart des cas de figure, ces deux connexions sont câblées. En rouge, figurent les cordons d’alimentation électrique.

Touchez les icônes en haut de l’image

 

Connexions par wi-fi et DECT  

Triple-play: connexions par wifi et DECT, tous les appareils en fonction

De jour, avec tous les appareils en service. Les appareils communiquent par micro-ondes (DECT pour le téléphone sans-fil, et wi-fi pour les autres). Pour économiser un peu d’électricité, on débranchera les chargeurs du smartphone et de l’ordinateur portable, lorsqu’ils ne sont pas utilisés (un chargeur moderne consomme moins de 1 watt lorsqu’il reste inutilement enfiché dans la prise). Les connexions par micro-ondes utilisent davantage d’électricité que les connexions par câble; et elles ajoutent de l’électrosmog dans l’environnement.

 

Connexions par wi-fi et DECT

Triple-play: connexions par wifi et DECT, hors fonction sauf le téléphone fixe

De nuit, avec le téléphone sans-fil en service. Avec la téléphonie IP, le modem-routeur doit rester allumé pour permettre au téléphone de recevoir des appels. Ici, le modem-routeur communique par micro-ondes (protocole DECT) avec la base du téléphone sans-fil. Tous les autres appareils sont éteints et déconnectés du réseau électrique (ce qui peut être fait à l’aide d’une multiprise munie d’un interrupteur).

 

Connexions par câbles

Triple-play: connexions par câbles, tous les appareils en fonction

De jour, avec tous les appareils en service. Les appareils communiquent par câble: la meilleure solution sur les plans de la consommation d’électricité, de la vitesse de transfert des données, de la sécurité du réseau, et de l’exposition à l’électrosmog. Pour économiser un peu d’électricité, on débranchera les chargeurs du smartphone et de l’ordinateur portable, lorsqu’ils ne sont pas utilisés (un chargeur moderne consomme moins de 1 watt lorsqu’il reste inutilement enfiché dans la prise).

 

Connexions par câbles

Triple-play: connexions par câbles, appareils hors fonction sauf le téléphone fixe

De nuit, avec le téléphone sans-fil en service. Avec la téléphonie IP, le modem-routeur doit rester allumé pour permettre au téléphone fixe de passer ou recevoir des appels. Ici, le modem-routeur communique par câble avec la base du téléphone sans-fil – sans émission de micro-ondes. Si le téléphone possède un mode "éco", il n’émet pas non plus de micro-ondes lorsqu’il est sur sa base. Tous les autres appareils sont éteints et déconnectés du réseau électrique (ce qui peut être fait à l’aide d’une multiprise munie d’un interrupteur).

 

 

Le téléphone fixe IP

Le triple-play implique que le téléphone fixe passe désormais par l’internet (voice over IP ou VoIP). Ainsi, il n’est plus directement branché sur la prise du téléphone, mais sur le "modem-routeur". Si on éteint le "modem-routeur", on ne peut donc plus téléphoner, ni recevoir des appels, ni collecter des messages sur le répondeur. Celui qui vous appelle entendra le message: "ce raccordement n’est plus en service". Ainsi, le triple-play condamne l’usager à laisser son modem-routeur allumé 24/24h, soit une consommation de 7 à 15 watts en permanence selon les modèles. Mais on peut bien sûr éteindre le modem durant les vacances, si on ne craint pas d’inquiéter ses amis ni d’avertir d’éventuels cambrioleurs de son absence...

Plusieurs types de téléphones fixes peuvent être utilisés:

• Un téléphone fixe avec un cordon qui relie le combiné à sa base (autrement dit un téléphone filaire sans fonction DECT). Il peut seulement être relié au modem-routeur à l’aide d’un câble. On évite ainsi toute émission de micro-ondes.

• Un téléphone sans-fil qui communique avec sa base au moyen de micro-ondes (DECT). Certains modèles doivent être reliés au modem-routeur par un câble téléphonique, d’autres peuvent également être reliés par micro-ondes (la base servira alors uniquement à la recharge pour la batterie du téléphone). Si on on veut limiter l’électrosmog chez soi, il vaut mieux relier le téléphone avec un câble, puis consulter le menu du téléphone pour voir s’il y a un mode "éco" qui coupera toute diffusion de micro-ondes lorsqu’il est sur sa base.

 

L’ordinateur

Connexion entre le modem-routeur: câble Ethernet

Câble ethernet : c’est la connexion la plus rapide et la mieux sécurisée. C’est aussi celle qui consomme le moins d’électricité et qui engendre le moins d’électrosmog.

Connexion entre le modem-routeur: wi-fi (micro-ondes)

Wi-fi (micro-ondes) : c’est la connexion la plus facile à mettre en place, mais elle augmente la consommation d’électricité du routeur et de l’ordinateur de quelques watts. Elle augmente aussi l’électrosmog ambiant (y compris pour les voisins).

Connexion entre le modem-routeur: powerline (courants porteurs en ligne)

PowerLAN (CPL, courants porteurs en ligne) : le réseau électrique 230V est utilisé pour créer un réseau local. Cette solution demande pour chaque appareil un bloc-powerline raccordé à un câble Ethernet. Ici, le bloc-powerline ne mobilise pas la prise: il peut recevoir le bloc d’alimentation du routeur (en rouge). Cette connexion élève la consommation électrique d’environ 4-5 watts par bloc-powerline (~1 watt en veille). Le système ajoute aussi une haute fréquence dans l’ensemble du circuit électrique qui n’est pas blindé: l’émission d’ondes courtes qui s’ensuit peut nuire à la réception de radios (ondes courtes), y compris chez les voisins si on habite en immeuble. La sécurité des données transmises dépend des appareils et de l’étendue du réseau électrique (la sécurité est meilleure dans une maison individuelle).

Connexion entre le modem-routeur: prise powerline et wifi

Prise powerline et wi-fi : cette connexion mélange le powerLAN et le wifi. Et elle cumule leurs désavantages. 

Si l’ordinateur reste toujours à la même place, un bon choix est de le connecter au modem-routeur avec un câble Ethernet, plutôt qu’en utilisant le wi-fi (on vérifiera que le wi-fi est bien éteint sur l’ordinateur). En agissant ainsi, on diminue non seulement son exposition à l’électrosmog, mais on dispose aussi d’une connexion internet plus rapide et mieux sécurisée. Si on n’a pas besoin du wi-fi pour d’autres appareils, on coupera aussi le wi-fi sur le modem-routeur, ce qui diminuera aussi sa consommation électrique de quelques watts.

Les ordinateurs portables qui n’ont pas de prise Ethernet peuvent généralement être reliés par câble avec un adaptateur spécial mini-USB-RJ45 (il faut parfois aussi installer un petit logiciel).

Lorsqu’il est difficile d’installer un câble Ethernet et qu’on veut éviter le wi-fi (ou que le wi-fi se diffuse mal), il est possible d’utiliser le réseau des prises électriques pour distribuer l’internet dans la maison – c’est la technique powerLAN. Un bloc-prise spécial, muni d’une prise Ethernet, permet au modem-routeur d’injecter l’internet dans le réseau électrique. Avec un autre bloc-prise similaire, on peut ainsi connecter son ordinateur sur l’internet depuis n’importe quelle prise électrique du domicile. Le système fonctionne généralement si les prises sont sur la même phase électrique – ce qui est très souvent le cas dans un appartement ou une maison individuelle. Un bloc-prise powerLAN consomme environ 4-5 watts lorsqu’il est actif. Lorsque les ordinateurs sont éteints, le bloc powerline se met en veille et consomme moins de 1 watt (modèles récents). Si on s’absente pour le week-end ou les vacances, il vaudrait mieux les retirer de la prise pour faire tomber la consommation à zéro. Mais, auparavant, on s’assurera avec le fournisseur de services que l’opération ne provoque pas de difficultés de connexion et de configuration.

Lorsque le wi‑fi n’atteint pas toutes les pièces, on peut installer un répéteur wi-fi, qui va prolonger l’étendue du réseau ou créer un second réseau. Cet appareil se branche lui aussi sur une prise électrique: il faut donc penser à le débrancher lorsqu’il est inutile.

Que ce soit pour acquérir des blocs-prises powerLAN ou un répéteur wi-fi, le mieux est de s’informer auprès de son fournisseur triple-play, car il existe de nombreux modèles aux capacités variables, notamment quant aux débits de connexion et à la sécurité des données.

 

La tablette et le smartphone

Les tablettes et les smartphones sont généralement prévus pour se connecter avec le wi-fi sur l’internet. Mais certains modèles peuvent être reliés par câble avec un adaptateur spécial mini-USB-RJ45. Il faut parfois aussi installer un petit logiciel. Par câble, la batterie est moins sollicitée.

 

Le téléviseur et le décodeur TV (TV box)

Dans le triple-play, le téléviseur est relié au boîtier TV par un câble HDMI. On peut couper sans autre l’alimentation électrique du téléviseur avec son interupteur lorsqu’on ne l’utilise pas, plutôt que de le laisser longtemps en stand-by (veille) avec sa petite led rouge allumée. Avant de débrancher le décodeur TV (TV box), il vaut mieux lire les instructions du fournisseur sur les économies d’énergie (voir plus bas).

 

Le modem-routeur (internet box)

Comme déjà vu plus haut, le modem-routeur doit rester allumé pour que le téléphone fixe puisse fonctionner. Il soutire en moyenne de 10 à 15 watts, qu’on l’utilise ou non. Couper le wi-fi lorsqu’il est inutile permet de gagner 2 ou 3 watts. Beaucoup de routeurs possèdent un bouton spécial et indiquent par un voyant lumineux que le wi-fi est allumé (c’est l’idéal). Mais d’autres ne donnent pas cette indication de manière très visible, et il faut consulter un affichage. Certains modèles sont paramétrables via l’ordinateur, soit en se connectant directement au modem-routeur, soit en passant par le site web de l’opérateur: on peut alors définir des plages horaires pour lesquelles le wi-fi est éteint automatiquement, par exemple entre 23h et 7h. C’est aussi par là qu’on peut désactiver des fonctions inutilisées, tel le stockage de données, ce qui permet d’économiser encore quelques watts.

 

S’informer sur les économies d’énergie possibles

En raison de la diversité des opérateurs de triple-play et de leurs appareils, il n’y a malheureusement pas une recette universelle pour économiser l’électricité. Il faut se référer aux modes d’emplois fournis avec les appareils et aux instructions données lors de la prise d’abonnement (si elles existent). Voici quelques liens où trouver cette information :

Swisscom, page où trouver toutes les indications pour limiter la consommation de l’Internet-Box et de la TV-Box. Tous les appareils en service y figurent.

UPC Cablecom (et Naxoo), page où trouver des indications pour faire des économies d’énergie avec quelques modèles d’appareils.

 

L’électrosmog, page d’information de l’Office fédéral de l’environnement.

 

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