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Le saviez-vous ?

Installation solaire Plug & Play: on peut brancher des panneaux solaires photovoltaïques directement dans une prise (en respectant la réglementation)

Un panneau solaire photovoltaïque installé sur la rambarde d'un balcon

En Suisse, un abonné du réseau électrique est en droit d'installer chez lui une petite installation solaire photovoltaïque mobile, dite "Plug & Play", d'une puissance maximale de 600 watts et qui s'enfiche dans une prise. Vous avez bien lu: on parle de un à trois panneaux solaires que l'on branche directement dans la prise extérieure du balcon, de la terrasse ou du garage. Il est aussi possible de brancher 3 panneaux solaires dans 3 prises différentes, pour autant qu'on ne dépasse pas la puissance de 600 watts au total.

Avec une installation Plug & Play, le courant solaire est injecté dans le circuit du bâtiment sans passer par un appareillage de contrôle spécial, ni par un compteur (comme c'est le cas pour une installation plus puissante). Cette énergie renouvelable peut alors alimenter les appareils électriques et électroniques en cours de fonctionnement: frigo, modem, chargeur de batteries, etc. L'électricité qui n'est pas consommée in situ n'est pas perdue: elle est mise à la disposition du réseau pour les abonnés du voisinage. Sur l'année, une installation Plug & Play de 500 watts peut produire environ 500 kWh d'électricité, soit un cinquième de ce que consomme un ménage-type de 2 personnes (~2500 kWh par an) – à condition, bien sûr, qu'elle soit bien orientée vers le soleil et connectée toute l'année.

Une réglementation à respecter

Une installation solaire Plug & Play doit respecter quatre conditions:

  1. Sa puissance de production électrique ne doit pas dépasser 600 watts, afin d'éviter tout risque d'échauffement du câblage électrique du bâtiment lorsque des appareils soutirent déjà beaucoup d'électricité.
  2. Elle doit être accompagnée d'une déclaration de conformité: tous ses composants doivent respecter les normes citées dans l'article 6 de l'OMBT (Ordonnance sur les matériels électriques à basse tension). Elle doit notamment comporter un disjoncteur de sécurité DFI type B.
  3. Elle doit être "mobile", c'est-à-dire facilement déplaçable.
  4. Elle doit être annoncée à son distributeur d'électricité avant la mise en service. Le mieux est d'envoyer un courrier recommandé avec une copie des caractéristiques techniques de l'installation. Il est possible que le distributeur impose des conditions particulières, par exemple un changement de compteur (voir plus bas).

On l'aura compris: on a tout intérêt à regarder attentivement les offres sur internet, et à choisir un vendeur sérieux qui connaît la réglementation suisse. Il est aussi prudent de se renseigner auprès de son distributeur d'électricité avant l'achat. Si on est locataire et qu'on a l'intention de fixer son panneau bien en vue depuis la rue ou sur la balustrade du balcon, il est conseillé de demander une autorisation à sa régie ou au propriétaire.

Un, deux ou trois panneaux solaires

Schéma d'une installation solaire plug and play

Une installation Plug & Play se compose au minimum d'un panneau solaire photovoltaïque (A), d'un micro-onduleur (B) – c'est le boîtier qui transforme le courant continu des cellules photovoltaïques en courant alternatif 230V/50Hz –, d'un disjoncteur de sécurité (C) et d'une fiche (D). Le disjoncteur et la fiche peuvent être combinés. Suivant la taille et les performances des panneaux solaires (et de leurs micro-onduleurs), il en faut 2 ou 3 pour atteindre le maximum de 600 watts autorisé.

Table solaire

Une petite installation photovoltaïque peut trouver sa place sur le toit plat d'un garage, sur la balustrade d'un balcon, sur une cabane de jardin, sur une terrasse ou directement dans un jardin. Le marché suisse propose même une table d'extérieur dont le plateau est composé d'un panneau solaire (le meuble est appelé "Wattable").

Dans tous les cas, il faut assurer la bonne fixation des panneaux contre les vents tempétueux. Et, si des fouines rôdent dans les parages, il est prudent de protéger les câbles par une gaine en plastique dur pour éviter qu'elles s'y fassent les dents.

Choisir la bonne phase et profiter de l'ensoleillement

Il faut savoir que l'électricité solaire injectée dans la prise sera disponible uniquement pour les appareils qui se trouvent sur la même phase électrique (sur le même gros disjoncteur du tableau électrique). Dans la majorité des cas, toutes les prises 230V sont branchées sur la même phase. Mais, lorsque le tableau électrique distribue du courant triphasé, il est possible que les prises ne soient pas toutes interconnectées. Il faut alors consulter le tableau électrique, car il comporte le plus souvent des indications: "éclairage 1er étage", "cave", "prise extérieure", etc. Si on a le choix entre plusieurs prises extérieures, il vaut mieux brancher l'installation solaire sur celle qui se trouve sur la même phase que des appareils qui fonctionnent en continu pendant la journée: frigo et réfrigérateur, modem, circulateur de capteurs solaires thermiques, pompe de la piscine, détecteur d'intrus, chargeurs de batteries, etc.

Pour profiter au maximum de l'ensoleillement, on peut même déplacer les panneaux solaires au cours de l'année. Durant l'été, si on a deux panneaux munis chacun de son micro-onduleur, on peut les disposer "en circonflexe" face au sud, pour profiter du soleil levant et du soleil couchant. Et si on a acquis une table solaire, on n'oubliera pas de la débarrasser de tout ce qui l'encombre: si une seule cellule d'un panneau solaire reçoit moins de soleil, c'est la performance énergétique de l'ensemble des cellules du panneau qui baisse.

Le "rachat" de l'électricité dépend du compteur

Avec une installation solaire Plug & Play, on renonce généralement à passer par toutes les procédures nécessaires à obtenir un contrat de rachat d'électricité par son distributeur. C'est d'ailleurs l'absence de frais annexes et d'intervenants qui rend cette électricité économiquement compétitive. Mais l'électricité non utilisée n'est pas forcément "offerte" au distributeur – tout dépend du compteur.

En effet, certains vieux modèles de compteurs à disque tournent à l'envers lorsque les panneaux solaires produisent davantage d'électricité que ce qui est consommé par les appareils: les kilowattheures produits sont décomptés de la facture! Cette situation n'arrange pas forcément l'exploitant du réseau (c'est comme s'il rachetait l'électricité solaire au même tarif que son prix de vente), et c'est pour cela qu'il préférera peut-être changer de compteur.

D'ici 2025, pour faciliter la production décentralisée d'électricité et les énergies renouvelables, la Confédération demande que 80% des compteurs soient remplacés par un "smart-meter", autrement dit un compteur capable de comptabiliser à la fois l'électricité consommée par un abonné et l'électricité produite par l'abonné. Cela permettra à l'exploitant de rétribuer même l'électricité solaire des tout petits producteurs.

2 capteurs solaires thermiques et 2 panneaux solaires photovoltaïque

Solaire photovoltaïque et thermique sur le toit du garage

Derrière: 2 capteurs solaires thermiques qui utilisent la chaleur du soleil pour chauffer l'eau chaude sanitaire.
Devant: 2 panneaux solaires photovoltaïques qui utilisent la lumière du soleil pour produire de l'électricité. Ils sont branchés directement sur une prise. Étant donné que chaque panneau possède son propre micro-onduleur (caché sous le panneau), ils peuvent être orientés différemment pour profiter de la course du soleil. L'électricité solaire alimente, entre autres, la pompe de circulation des capteurs thermiques.

 

Une petite installation photovoltaïque mobile Plug & Play est au bon endroit :

  • Si sa production d'électricité ne dépasse pas 600 watts (maximum 2,6 ampères sous 230 volts).
  • Si l'ensemble du matériel est muni d'une déclaration de conformité (à demander au vendeur).
  • Si elle est munie d'un disjoncteur de sécurité DFI type B.
  • Si l'exploitant du réseau électrique a été averti par écrit avant la mise en service.
  • Si le propriétaire du bâtiment ou la régie a donné son accord (pour les panneaux solaires visibles sur la façade ou le balcon).
  • Si l'installation est fixée solidement et reste insensible au vent.
  • Si la fiche de l'installation est enfichée dans une prise extérieure répondant aux normes de sécurité (toute modification d'une prise doit être réalisée par un électricien agréé).
  • Si l'installation est branchée sur une prise reliée à la même phase électrique que des appareils qui fonctionnent pendant le jour (frigo, congélateur, modem, chargeurs de batteries, etc.)
  • Si le(s) panneau(x) solaire(s) est uniformément éclairé par le soleil (un petit coin d'ombre réduit la performance de l'ensemble des cellules d'un panneau).
  • Si le(s) panneau(x) solaire(s) est nettoyé lorsqu'il est encrassé (poussières, feuilles mortes, crottes d'oiseaux). Et si on enlève aussi la neige.
  • Si on pense aussi à éviter de gaspiller l'électricité, surtout pendant les mois d'hiver.

 

Recommandation de l'ESTI pour les installations photovoltaïques Plug & Play

www.swissolar.ch, Association suisse des professionnels de l’énergie solaire

Panneaux solaires photovoltaïques

 

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Le confort et la santé sont liés à l’énergie et à l’environnement

Une grand-mère assise sur une chaise près d'un radiateur et d'une fenêtre vue en infra-rouge

On se doute bien que, dans un logement ou dans un bureau, la notion de confort est variable d'un individu à l'autre. Mais savez-vous que le confort est très souvent lié non seulement à la santé, mais aussi à la consommation d'énergie et à la qualité de l'environnement?

Prenons un exemple: une fenêtre vétuste à simple vitrage. Si, en hiver, on est assis près d'une telle fenêtre (voir la photo prise en infrarouge), on ressent désagréablement le froid de son vitrage, car la vitre n'a que quelques degrés de plus que l'extérieur – et son vieux cadre laisse généralement passer des courants d'air froids très désagréables. 

De plus, le simple vitrage transmet facilement les bruits et les vibrations de la rue – sans parler des pertes d'énergie de chauffage qu'il facilite. Sensation de froid, courants d'air, bruit, consommation excessive d'énergie (et pollution qui l'accompagne): ces problèmes de "confort-santé-énergie-environnement" pourraient tous être résolus avec une fenêtre moderne à double ou triple vitrage.

Ci-dessous, dans cette paisible scène hivernale, il y a toute une série d'informations utiles à découvrir (ou à se remémorer) pour améliorer son confort et sa santé, tout en limitant sa consommation d'énergie et les impacts négatifs sur l'environnement.

 

Touchez les numéros et les logos.

interactifstandard

Une personne assise sur une chaise à bascule lit tranquillement dans son salon, alors que la neige tombe au dehors Infobulle-1: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-2: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-3: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-4: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-5: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-6: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-7: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-8: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-9: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-10: Icône-phylactère qui ouvre une infobulle. Infobulle-11: Icône-nez qui ouvre une infobulle. Infobulle-12: Icône-oreille qui ouvre une infobulle. Infobulle-13: Icône-courant d'air qui ouvre une infobulle.

1. Moisissures

Lorsqu'ils sont humides, les murs, les plafonds ou les encadrements de fenêtres peuvent être attaqués par des moisissures. Les risques pour la santé augmentent avec l’ampleur de l'attaque. En émettant dans l'air de minuscules spores ("graines") et des substances toxiques, les moisissures peuvent provoquer des irritations des yeux, de la peau ou des voies respiratoires. À la longue, ces irritations peuvent tourner en allergies, en bronchite chronique et même en asthme.

L'humidité qui favorise les moisissures provient le plus souvent des occupants (transpiration et respiration) et de leur activités (vapeurs de lessive, douche et cuisine). Elle se condense sur les endroits les plus froids du bâtiment: murs mal isolés, simples vitrages, cadres de fenêtre en métal, etc. Une aération régulière permet d'évacuer l'humidité.

Des problèmes d'humidité et de moisissures peuvent apparaître dans un ancien bâtiment (sans système d'aération), après l'installation de nouvelles fenêtres sans entrée d'air. Étant donné que les fenêtres modernes sont beaucoup plus étanches à l'air que les anciennes, il faut ouvrir les fenêtres en grand pendant quelques minutes, plusieurs fois par jour. L'humidité peut aussi provenir du terrain et remonter dans les murs; elle peut être due à des fissures dans les murs ou à des défauts de la toiture qui laissent entrer la pluie; elle peut enfin provenir d'une conduite d'eau défectueuse.

Problèmes d'humidité et moisissures • Office fédéral de la santé (OFSP)

Aération

2. Émanations des produits d’entretien

Contrairement à ce que suggèrent certaines publicités, les "bonnes" odeurs des produits de nettoyage et d'entretien du ménage ne sont pas saines à respirer. De plus, qu'ils soient naturels ou artificiels, les parfums additionnés aux produits ajoutent des polluants à l'air intérieur qui est déjà souvent passablement pollué lorsque l'aération n'est pas continue.

Il faut savoir que seuls les meubles en bois brut peuvent absorber un produit d'entretien. Lorsqu'on applique un tel produit sur du bois verni ou plaqué avec une surface synthétique (mélaminé), le produit reste en surface et s'évapore dans la pièce. 

Pour dépoussiérer son ménage, un bon chiffon en microfibres et de l'eau tiède constituent la solution la plus saine et la plus écologique. Par ailleurs, l'emploi de produits de nettoyage contenant des désinfectants est déconseillé, sauf si la fragilité de la santé des occupants le justifie – un logement ou un bureau n'est pas un hôpital.

Produits de nettoyage

Produits ménagers et santé • Office fédéral de la santé publique (OFSP)

3. Fumée de bougie

Aucune bougie ne purifie l'air. Au contraire, la combustion de la cire, ainsi que des colorants et des parfums (si elle en contient), ne fait que rajouter des polluants et des particules fines dans la pièce. Dès que le sommet de la flamme d'une bougie présente des petites crêtes (au lieu d'être bien arrondi), c'est le signe que la flamme émet des particules fines. Et la pollution devient très importante lorsque la bougie émet une fumée visible.

Pour profiter d'une ambiance chaleureuse en limitant la pollution de l'air intérieur, choisir des bougies sans parfum et sans colorant ni paillettes, munies d'une seule mèche fine. Si la mèche a tendance à s'allonger lors de la combustion, réduire sa taille pour éviter l'émission de particules fines. Car plus la mèche est longue, et plus une bougie a tendance à fumer.

Bien choisir ses bougies

4. Température des vitrages et des murs

En hiver, on peut avoir froid même si le thermomètre placé dans la pièce indique 22°C. En effet, le thermomètre mesure la température de l'air ambiant, mais il ne dit rien sur la température des parois, du sol, du plafond et des fenêtres qui nous entourent. Or, notre corps ressent fortement le froid lorsqu'il est à proximité de surfaces froides, comme on peut s'en rendre compte dans un magasin d'alimentation en passant près d'une armoire à produits surgelés.

Dans un bâtiment mal isolé, et équipé de fenêtres vétustes, les vitrages et les murs qui donnent sur l'extérieur peuvent être très froids, alors que les parois intérieures sont tempérées. Pour compenser ce déséquilibre qui crée une sensation d'inconfort, on a tendance à pousser le chauffage pour augmenter la température de la pièce. La solution est d’isoler le bâtiment (enveloppe extérieure) et de changer les fenêtres. Ainsi, on réduit non seulement la consommation d'énergie parce que la chaleur s'échappe moins facilement à travers les murs et les vitres, mais aussi parce que les habitants peuvent se sentir confortables à une température plus basse (19°C au lieu de 22°C, par exemple).

Confort thermique

Bien choisir ses fenêtres

Isolation

5. Flicker de l’éclairage (scintillement)

Dans une pièce, le confort visuel dépend en grande partie des ampoules et des lampes qui y sont installées. Or, beaucoup de paramètres peuvent influencer la qualité de la lumière: la puissance lumineuse, la couleur de la lumière, le spectre lumineux, etc. Or, il y a une caractéristique très importante qui ne figure pas (encore) sur les emballages des produits d'éclairage: le flicker (scintillement ou papillotement), c'est-à-dire la tendance d'une lampe ou d'une ampoule à varier d'intensité très rapidement à notre insu. À cause de ce flicker, certaines lampes et guirlandes peuvent provoquer une fatigue visuelle, des maux de tête, voire même des crises d'épilepsie.

Flicker de l'éclairage

Bien choisir une ampoule

6. Température et taux d’humidité de l’air

La température et l'humidité sont liées. Plus on chauffe une pièce, et plus l'air devient sec. Et si on baisse la température, le taux d'humidité remonte. Si on ne souffre pas de problèmes médicaux particuliers, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) recommande une humidité comprise entre 30 et 50%, soit une atmosphère plutôt sèche. Car c’est lorsque l’air est humide (à partir de 50%) que les problèmes peuvent survenir – et notamment les moisissures qui se forment sur les coins les plus froids des parois. Avant d'acquérir un humidificateur, on a vraiment intérêt à se munir d'un hygromètre (instrument qui mesure l'humidité de l'air). Le marché propose des petits instruments qui combinent thermomètre et hygromètre.

Humidité et humidificateurs

7. Plantes d’intérieur

Les plantes d'appartement apportent un peu de nature dans les foyers et les bureaux. Les effets dépolluants des plantes peuvent exister, mais sont souvent exagérés dans certaines publicités. Par contre, il est vrai que certaines plantes peuvent provoquer des allergies, tel le Ficus benjamina qui émet de la poussière de latex. En hiver, certaines plantes peuvent apporter un petit supplément d'humidité bienvenu, et remplacer avantageusement un humidificateur.

Plantes d'intérieur

8. Tapis et moquette

Mis à part son aspect décoratif, un tapis (ou une moquette) peut avoir un effet sur le confort et la consommation d'énergie du bâtiment. Si la pièce est chauffée par le sol, un tapis épais agit comme un isolant et limite la diffusion de chaleur. Au contraire, si on est chauffé avec des radiateurs et que le sol est froid, le tapis va apporter une isolation bienvenue.

Les tapis et les moquettes réduisent les bruits entre voisins, et notamment les bruits de pas et de chaises. Mais ils peuvent être de véritables "nids à poussières", si on néglige d'y passer l'aspirateur. Il faut savoir aussi que certains textiles et certaines colles de moquettes peuvent émettre des polluants dans l'air (du formaldhéyde, notamment) – d'où l'importance d'une bonne aération.

Pollution intérieure par le formaldhéyde • Office fédéral de la santé (OFSP)

Chauffage au sol

9. Qualité de lumière des écrans

Les écrans LED des téléviseurs, ordinateurs, tablettes et smartphones nous envoient souvent dans les yeux une lumière qui contient beaucoup de bleu. Or, notre organisme est adapté à la lumière naturelle du soleil, dont la composante bleue est certes forte autour de midi, mais faible en matinée et en soirée. Les variations quotidiennes du bleu de la lumière solaire pilotent ainsi, dans notre cerveau, la production de la mélatonine, une hormone qui nous incite à dormir. Regarder un écran longtemps pendant la soirée peut ainsi perturber le sommeil.

Pour éviter d'exposer nos yeux à un excès de lumière bleue, on peut installer (ou activer*) sur la plupart des ordinateurs, tablettes ou smartphones un petit logiciel qui va modifier automatiquement les couleurs de l'écran dès que le soleil baisse (Twilight pour Android, Night Shift* pour iPhone et iOS, f.lux pour ordinateur).

 Logiciel f.lux -www.jusgetflux.com

10. Grésillement (buzz) du bloc-prise

Beaucoup de lampes ou d'appareils électriques et électroniques sont alimentés à l'aide d'un bloc-prise, autrement dit un transformateur qui fait corps avec la prise. Son rôle est de transformer le courant alternatif du réseau (230V/50Hz) en courant continu de plus faible tension. En faisant ce travail, les blocs-prises émettent un bruit de grésillement (buzz) plus ou moins perceptible. Et ce grésillement ne cesse généralement pas lorsqu'on éteint l'appareil ou la lampe: le bloc-prise continue de soutirer de l'électricité (consommation cachée). Les anciens bloc-prises, lourds et encombrants, peuvent tirer quelques watts en permanence. On peut d'ailleurs s'en rendre compte en les touchant: ils sont tièdes comme des petits radiateurs.

Pour éviter cette consommation cachée, et arrêter ces buzz qui participent à l'inconfort, on peut acquérir une prise munie d'un interrupteur. Il en existe toutes sortes de modèles, de la petite prise compacte pour une seule lampe, jusqu'au rack-multiprises capable de recevoir les fiches de six appareils.

Consommation cachée du bloc-prise

11. Qualité de l’air

L'air d'un logement est souvent davantage pollué que l'air extérieur, car c'est de l'air extérieur auquel s'ajoutent les polluants émis à l'intérieur: COV-composés organiques volatils (cuisson des huiles et des graisses, produits de ménage, odeur des appareils électroniques, peintures, etc); poussières émises par les textiles (tapis, moquette, rideaux, habits) et émanations des êtres humains et des animaux domestiques (CO2 et vapeur d’eau issus de la respiration et de la transpiration, déchets de peau, poils, odeurs corporelles, etc.); fumée et suie des cigarettes, des bougies et des bâtons d’encens. Voilà de nombreuses raisons d’aérer régulièrement les lieux pour préserver sa santé.

Si le bâtiment est équipé d'un système d'aération double-flux, l’air est renouvelé en permanence par un système électrique qui amène l’air frais au niveau des chambres et du séjour, et qui extrait l’air vicié depuis la cuisine, la salle de bains et les WC. Il faut donc prendre garde à ne pas gêner cette circulation d’air, notamment en masquant par des meubles ou des tableaux les grilles de passage de l’air situées entre deux pièces.

Les polluants de l'air intérieur • Office fédéral de la santé publique (OFSP)

Aération

12. Bruit

En Suisse, plus d’un million d’habitants souffrent du bruit qui provient avant tout du trafic routier, des trains et des avions. Il y a aussi les nuisances sonores des chantiers, des tondeuses à gazon, des souffleuses de feuilles, de la vie nocturne, etc.

Le bruit ne produit pas seulement des agacements et des nuits blanches. Il génère des troubles de l’attention et de l’audition, favorise l’hypertension et accroît le risque de crise cardiaque. C’est même l’un des facteurs qui réduit le plus la qualité de vie.

Les bâtiments modernes sont construits selon des normes qui isolent les habitants des bruits de leurs voisins et des nuisances de la rue. La ventilation double-flux permet d'ailleurs de dormir avec les fenêtres fermées. Dans les bâtiments anciens situés en zone très bruyante, les nuisances sonores peuvent être fortement atténuées par la pose de fenêtres munies de vitrage antibruit. Pour les bruits intérieurs d'un immeuble, seul le respect entre voisins peut agir: pose de tapis et de patins sous les meubles bruyants, port de pantoufles, et respect des horaires de repos.

Effets du bruit sur la santé • Office fédéral de la santé publique (OFSP)

13. Courants d’air

Même si chaque personne a sa propre sensibilité face aux courants d'air, on considère qu'un flux d'air est ressenti à partir d'une vitesse de 0,2 mètre par seconde. En hiver, plus l'air est froid, et moins il faut de courant pour sentir le désagrément. Autrement dit, lorsqu'il y a des courants d'air, on a tendance à augmenter le chauffage.

Les courants d'air ont plusieurs origines. Les plus désagréables sont les courants d'air froid qui passent par les défauts de fermeture des fenêtres et des portes (on peut souvent les limiter en posant des joints autocollants vendus dans les magasins de bricolage). Il y a aussi les courants d'air créé par des radiateurs très chauds placé dans des pièces aux murs froids (à cause d'une mauvaise isolation). Il y a encore ceux qui se créent entre deux étages, lorsque la cage d'escalier est ouverte (la pose d'un rideau lourd peut diminuer sensiblement le problème). Et enfin, il y a le courant d'air provoqué par une cheminée "à foyer ouvert": en même temps qu'elle évacue la fumée du feu, la cheminée aspire l'air chaud de la pièce qui est remplacé par de l'air froid (on peut régler le problème en modernisant la cheminée).

Dans un bâtiment moderne ou rénové, les courants d'air peuvent aussi être dus à une ventilation mécanique qui débite trop d'air.

Radiateur/convecteur

Moderniser la cheminée

 

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ConsoBat: Pour suivre la consommation d’énergie d’un bâtiment et détecter les anomalies du chauffage, il faut tenir compte de la météo

Logo Consobat: une maison, un nuage, un soleil un compteur d'énergie

 

Les hivers se suivent et ne se ressemblent pas. Ainsi, selon les années, un bâtiment demande plus ou moins d'énergie pour son chauffage. Les locataires peuvent s'en rendre compte en consultant le décompte des charges: lorsque l'hiver a été clément, la régie ou le propriétaire leur rembourse de l'argent, mais lorsque l'hiver a été plus rude qu'à l'ordinaire, il faut payer un supplément...

ConsoBat: un outil de suivi énergétique qui révèle des problèmes cachés

Lorsque qu'on veut connaître la performance énergétique réel d'un bâtiment – et constater, par exemple, l'économie d'énergie réalisée grâce à un changement de fenêtres – il est nécessaire de tenir compte de la météo. Et il en va de même, lorsqu'on veut repérer des anomalies de consommation d'énergie de chauffage.

Voilà pourquoi les services cantonaux de l'énergie mettent à disposition du public ConsoBat, un calculateur on line gratuit qui permet de suivre – au fil des semaines, des mois, des saisons ou des années – la consommation énergétique d'un (ou de plusieurs) bâtiment(s), en fonction des conditions météorologiques locales qui influencent ses besoins de chauffage: les degrés-jours.

ConsoBat permet non seulement d'estimer la performance énergétique d'un bâtiment indépendamment du climat, mais aussi de visualiser sur un graphique comment cette consommation évolue lorsque le froid s'accentue: c'est la signature énergétique. En observant cette signature, on peut découvrir des problèmes de chauffage qui passeraient autrement inaperçus. Par exemple, une hausse anormale de la consommation d'énergie chaque fois que le froid s'accentue, provoquée par de mauvais réglages de l'installation. Ou un pic de consommation épisodique dû à une fenêtre restée ouverte pendant les vacances d'hiver d'un habitant.

ConsoBat utilise les températures moyennes provenant de 21 stations météorologiques situées en Suisse orientales. Il est mis à la disposition du public par la Conférence romande des délégués à l'énergie (CRDE). Les données introduites dans le calculateur restent confidentielles et ne sont pas utilisées à des fins de contrôle. Cependant, elles seront analysées dans un but statistique, notamment pour améliorer cet outil.

Calculateur ConsoBat

ConsoBat s'adresse à tous ceux qui ont la charge d'un bâtiment ou qui désirent vérifier si l'installation de chauffage fonctionne normalement: propriétaire, régie, service d'entretien, gestionnaire de coopérative d'habitation ou personne intéressée. Pour utiliser le calculateur, il est utile de comprendre les deux concepts évoqués ci-dessous:

 

1. Les degrés-jours, une unité qui parle du froid de l'hiver pour un lieu donné

La consommation d'énergie de chauffage est directement liée aux écarts de température qui existent entre l'intérieur du bâtiment et l'extérieur. Les "degrés-jours" permettent de quantifier ces écarts. Pour connaître leur valeur, on calcule la différence entre la température intérieure du bâtiment chauffé (fixée par convention à 20°C en Suisse*) et la température moyenne extérieure. Par exemple, si la température extérieure moyenne du 1er janvier vaut -2°C, les degrés-jours du 1er janvier se montent à 22°C. Et si la température extérieure moyenne du 5 mars vaut 6°C, les degrés-jours se montent à 14°C.

Graphique présentant la consommation de chaleur d'un bâtiment en regard des degrés-jours

Ce graphique présente la consommation d'énergie d'une maison individuelle pour son chauffage et la production d'eau chaude sanitaire (en bleu) au cours de l'année 2013. L'évolution des degrés-jours (ligne orange) est propre au lieu d'implantation du bâtiment (Granges, en Valais) pour l'année 2013. On constate par exemple que la période "fin mai-début juin" à été froide: il faut en tenir compte si on veut analyser la performance énergétique du bâtiment.

Pour un lieu donné, on peut comptabiliser les degrés-jours d'un seul jour, d'une semaine, d'un mois ou de toute une année. Ainsi, les degrés-jours d'une saison de chauffage est la somme des relevés de tous les jours durant lesquels le chauffage est théoriquement en fonction (jours de chauffage) – c'est-à-dire les jours où la température moyenne extérieure est inférieure à 12°C*.

La température moyenne extérieure d'un jour donné est une simple moyenne entre la température minimale de la nuit et la température maximale de la journée. Si le thermomètre descend jusqu'à -4°C au petit matin et remonte jusqu'à +6° dans l'après-midi, la température moyenne de ce jour est de 1°C.

Le calculateur ConsoBat vous aidera à :

  • Détecter des anomalies de consommation qui passeraient autrement inaperçues.
  • Estimer l'efficacité de travaux d'assainissement énergétique: isolation, changement de fenêtres, nouvelle installation de chauffage, etc.
  • Mesurer les effets des réglages du chauffage et de la ventilation – même si la consommation d'énergie du bâtiment n'a pas baissé comme attendu à cause d'un hiver plus froid.

 

2. La signature énergétique traduit la sensibilité au froid d'un bâtiment, et permet de repérer des problèmes de chauffage autrement inaperçus

Plus il fait froid à l'extérieur, plus la puissance de chauffage doit être élevée pour maintenir la même température à l'intérieur. La signature énergétique est une méthode qui consiste à représenter sur un graphique – idéalement semaine après semaine – la consommation d'un bâtiment en fonction des degrés-jours. Si le chauffage fonctionne bien, les points du graphique tendent à s'aligner sur une ligne droite (la droite de référence). Plus cette droite est pentue, et plus le bâtiment est sensible au froid.

Graphique présentant la signature énergétique d'un bâtiment

Ce graphique présente la signature énergétique du bâtiment pour l'année 2015, autrement dit sa consommation d'énergie de chauffage en fonction des degrés-jours. Chaque point correspond à un relevé hebdomadaire de la consommation. On constate qu'un point se situe bien au-dessus de la droite de référence: durant quelques jours, la consommation a été anormale par rapport à la météo du moment. Grâce à la signature énergétique, l'anomalie a été détectée dès que le relevé hebdomadaire a été introduit dans ConsoBat, ce qui a permis de corriger le problème.

Pour bien interpréter la signature énergétique, on regarde comment les points du graphique sont positionnés par rapport à la droite de référence. Lorsqu'un point (ou un groupe de points) sort de l'axe, il vaut la peine de se demander pourquoi. Dans certains cas, il suffit de mieux régler l'installation de chauffage, ce qui permettra des économies d'énergie. Dans d'autres cas, il faudra investiguer plus avant pour comprendre les raisons de ces anomalies. L'interprétation de la signature énergétique permet notamment de:

  • Repérer rapidement une anomalie de consommation (dès le relevé hebdomadaire du compteur de chaleur).
  • Repérer de mauvais réglages de l'installation de chauffage.
  • Estimer la puissance de chauffage vraiment nécessaire au bâtiment, et constater si l'installation en place est surdimensionnée.
  • Prévoir l'évolution de la consommation d'énergie de chauffage.
  • Quantifier l'efficacité réelle des mesures prises pour économiser l'énergie (isolation, changement de fenêtres, réglages, etc.)
  • Calculer la valeur de l'indice de dépense d'énergie du bâtiment.

 

* Les degrés-jours ne sont pas calculés dans toutes les régions d'Europe de la même façon. En Suisse, on applique la méthode de la SIA (Société suisse des ingénieurs et des architectes), et on parle des "degrés-jours 20/12" (20°C à l'intérieur / 12°C de température moyenne extérieure comme limite de mise en route du chauffage).

Calculateur ConsoBat

 

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