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Le saviez-vous ?

Les guirlandes consomment de l’électricité au plus mauvais moment

Arbre décoré de guirlandes lumineuses

C’est en hiver que la demande en électricité est la plus forte. Parce que la nuit tombe plus rapidement, on passe plus de temps à l’intérieur, inondant nos logements de lumière artificielle. Les équipements électroménagers – de la télévision aux appareils de cuisine – sont mis davantage à contribution, sans oublier le courant que tirent les chauffages. C’est donc la pire période de l’année pour brancher des décorations extérieures voraces en énergie. Surtout s’il s’agit de guirlandes classiques, munies d’ampoules en forme de poire qui consomment le plus souvent entre 5 et 20 watts la pièce.

Les LED progressent

Depuis quelques années, le marché propose heureusement des guirlandes munies de micro-lampes à incandescence, dont la puissance ne dépasse pas 0,5 à 1 watt la pièce. Mais la consommation totale est rarement indiquée. Or, il faut compter entre 15 et 35 watts par mètre de guirlande – ce qui finit par faire beaucoup d’électricité pour décorer le balcon, la bordure du toit ou les arbres du jardin.

Quant aux guirlandes les plus économes, elles arborent des LED (ou DEL, pour diode électro-luminescente) de faible puissance (0,05 à 0,1 watt). Ces composants électroniques émetteurs de lumière, dont le prix ne cesse de baisser, consomment jusqu’à dix fois moins que les ampoules classiques pour une même quantité de lumière émise. Mais ils en émettent généralement peu et de manière très concentrée, ce qui permet un effet décoratif avec peu d’électricité. On peut calculer qu’une guirlande portant une centaine de petites LED, soutirant 0,1 watt chacune, ne consommera que 10 watts au total. Tout dépendra alors du nombre de mètres installés, de la complexité des motifs et de la durée d’allumage. Il faut savoir que "LED" ne rime pas forcément avec faible consommation d’électricité: il existe des LED de puissance qui peuvent tirer plusieurs watts.

Toujours plus d’éclairage

Lorsque les premières LED émettant de la lumière blanche ont commencé à apparaître sur le marché, on a pensé qu’elles pourraient aider à réduire la consommation d’électricité. Hélas, il faut bien constater qu’elles viennent plutôt s’ajouter aux lampes classiques. En extérieur: pour souligner les lignes des bâtiments et des jardins. À l’intérieur: pour créer des ambiances nouvelles contre les murs et les plafonds et illuminer des décorations. La demande en lumière progresse ainsi plus vite que les avancées technologiques en matière d’éclairage, qui sont pourtant considérables. C’est l’une des raisons qui explique pourquoi la Suisse, depuis 2006, importe davantage d’électricité qu’elle n’en produit. Dans notre pays, la production de lumière s’accroît de plus de 8% chaque année, ce qui la fait doubler tous les dix ans

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Beaucoup d’immeubles ont un chauffage mal équilibré

Si une régie reçoit la plainte d’un locataire dont l’appartement est en dessous des 20°C qui sont l’usage, elle demande généralement au concierge ou à l’entreprise de maintenance de pousser le chauffage. Mais cet ajustement réchauffera tout l’immeuble: dans les appartements où la température était convenable, il fera désormais trop chaud. Or, les locataires qui ont trop chaud se plaignent rarement. Beaucoup règlent leur problème en vivant avec les fenêtres ouvertes en plein hiver. Du moment qu’elle ne reçoit pas de plaintes, la régie est en droit de croire que tout va bien... Ainsi, le chauffage d’un immeuble est trop souvent réglé sur l’appartement le plus froid, de sorte que des millions de litres de mazout et de mètres cubes de gaz sont gaspillés chaque année.

Un régulateur caché

Dans la plupart des systèmes de chauffage central, un réseau de tuyaux amène de l’eau chaude depuis la chaudière située au sous-sol jusqu’aux radiateurs répartis dans les différents étages. Là, l’eau cède sa chaleur aux appartements, avant de retourner vers la chaudière qui la réchauffera.

Dans un système efficace, l’eau parvient dans les radiateurs avec la bonne température et le bon débit. Pour permettre ce réglage, un régulateur de débit est placé à l’entrée de chaque radiateur – à ne pas confondre avec le robinet ou vanne thermostatique que tout un chacun peut actionner. Il s’agit d’une petite pièce de tuyauterie à laquelle seuls les chauffagistes ont accès.

Si tous les régulateurs de débit sont grand ouverts, les étages supérieurs reçoivent moins de chaleur que les étages du bas: pour des raisons de pression, il est plus facile pour l’eau de desservir les radiateurs les plus proches de la chaufferie. Tout l’art du chauffagiste consiste à doser les vannes qui desservent les étages ainsi que les régulateurs des différents radiateurs, afin que l’eau chaude circule de manière uniforme dans l’ensemble du bâtiment.

L’équilibre au sein d’un même étage exige de la finesse, car toutes les pièces n’ont pas des besoins en chauffage identiques. Par exemple, le radiateur d’une chambre orientée plein sud a besoin de moins d’eau chaude que celui d’une chambre tournée au nord et à la bise. Et les pièces dont les murs donnent sur l’extérieur sont moins isolées du froid que celles qui donnent sur d’autres appartements. Si le réglage du circuit d’eau chaude est bien fait, on dit que l’immeuble est en "équilibre hydraulique".

Nettoyer les conduites et régler les débits

Pour parvenir à équilibrer la distribution de chaleur dans l’immeuble, il faut aussi que les radiateurs aient la bonne taille par rapport aux besoins en chauffage des pièces. Or, trop souvent, tous les étages d’un immeuble ont été équipés de manière standard. De plus, certains immeubles n’ont jamais été équilibrés: les locataires subissent depuis toujours des disparités importantes d’un appartement à l’autre. Il arrive aussi qu’avec les années des dépôts de boue et de tartre se forment dans la tuyauterie, réduisant les apports d’eau chaude dans certains radiateurs.

Dans la plupart des bâtiments, on peut résoudre le problème en nettoyant les conduites, puis en réglant correctement les vannes d’étage et les régulateurs de débit des radiateurs. Les régies et les propriétaires ont donc intérêt à contacter des professionnels qui maîtrisent bien leur sujet. Dans certains cas, l’entreprise proposera d’installer de nouveaux régulateurs: les modèles modernes permettent de lire le débit d’eau chaude de manière instantanée, en litres par minute – ce qui permet un gain de temps important pour le réglage de l’équilibre du chauffage.

Un bâtiment peut économiser jusqu’à 10% de combustible avec une chaudière bien entretenue et une distribution de chaleur équilibrée. On peut gagner 6 à 7% supplémentaires en réduisant la température moyenne d’un seul degré.

Télécharger le communiqué 2007 (.doc)

Déséquilibre du chauffage (article plus complet + diagnostic par les habitants)

Plus il y a de cyclistes, plus ils sont en sécurité

Les pays qui comptent de nombreux cyclistes sont moins dangereux pour les amateurs de la petite reine. Des chercheurs anglais ont comparé les risques subis par des cyclistes âgés de 10 à 14 ans dans huit pays, dont la Suisse. Résultat: la Suède et les Pays-Bas sont les pays les plus sûrs. La Suisse est bien placée, juste devant l’Allemagne.

En queue de classement, on trouve la Grande-Bretagne et la Nouvelle-Zélande. Or, les usagers de la route sont plutôt disciplinés dans ces deux pays, mais le cyclisme y est peu répandu. Le surcroît d’accidents proviendrait du fait que les automobilistes n’ont pas suffisamment l’habitude de côtoyer des cyclistes. Ces résultats confirment ce que d’autres chercheurs (notamment suédois et américains) avaient postulé au début des années 2000: si on multiplie le nombre de cyclistes par dix, le nombre d’accidents n’est multiplié "que" par quatre.

Pour la sécurité, comme pour l’environnement, il serait donc souhaitable que le nombre de cyclistes augmente, et c’est ce qui se passe dans certaines villes suisses. À Genève, le trafic cycliste se mesure notamment sur les différents ponts qui franchissent le Rhône et l’Arve, dans le centre de la ville. On y dénombrait 6000 passages quotidiens (pendant les mois d’été) en 1987. Ce chiffre est passé à 12’000 en 1995, puis à 24’000 en 2005, date du dernier comptage. Des chiffres similaires sont annoncés dans le canton de Vaud: en cinq ans, le trafic cycliste a augmenté de plus de 50%.

Le vélo moins dangereux que la moto

Alors que le cyclisme progresse un peu, le nombre d’accidents graves diminue. En 2004, on déplorait 42 cyclistes tués sur les routes helvétiques. Ce nombre est descendu à 37 cas en 2005, et à 35 cas en 2006. Il faut savoir que, chaque année en Suisse, deux fois moins de personnes meurent à vélo qu’à moto, alors que les cyclistes effectuent davantage de déplacements que les motards (la statistique inclut les scooters dès 125 cm3 parmi les motos).

Par kilomètre parcouru, les motards et scootéristes sont 18 fois plus exposés à un accident mortel que les automobilistes, les cyclistes 7 fois plus, et les piétons 6 fois plus. Si on calcule le risque de décès par heure, se déplacer à vélo est certes plus risqué que de rouler en voiture, mais l’heure de vélo est 7 à 8 fois moins dangereuse que l’heure de moto ou de scooter.

Dans la plupart des accidents graves de vélo ou de moto, une voiture est impliquée et c’est l’automobiliste qui est fautif (refus de priorité, heurt par l’arrière). Les cyclistes sont moins exposés que les motards parce qu’ils roulent moins vite et parce que leur véhicule est plus léger. Et les statistiques des accidents montrent que le casque est indispensable pour pédaler en sécurité.

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