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Le saviez-vous ?

Trop de résidences secondaires sont chauffées inutilement

De nouvelles études menées en Valais et dans les Grisons montrent que les résidences secondaires sont encore moins occupées que prévu. Une enquête de l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) a interrogé 460 propriétaires dans la station de Lenzerheide-Valbella dans les Grisons. Résultat: si les résidences parfois données en location sont occupées en moyenne 100 jours par an, les logements qui ne sont jamais loués ou prêtés à des tiers sont occupés seulement une vingtaine de jours.

Huit mois de chauffage par an

En Valais, le bureau Arcalpin s’est penché sur les stations de Crans-Montana et de la Tzoumaz, où il a constaté une situation similaire. Les résidences de vacances sont occupées, en moyenne, 50 jours par an. Mais ce n’est qu’une moyenne. Si certains propriétaires rentabilisent leur logement en y invitant des proches ou en ayant recours à la location, d’autres ne les louent pas et n’y séjournent presque jamais. Lorsque le logement est vide, il est souvent chauffé à 16-18 degré. C’est une perte immense, car dans cette gamme de températures, la diminution d’un seul degré équivaut à une baisse de 6% des coûts de chauffage. Beaucoup de propriétaires maintiennent une température élevée dans leur logement parce qu’ils ne connaissent pas les systèmes qui permettent d’enclencher le chauffage à distance.

Or, la période de chauffage en montagne est très longue: elle dure généralement huit mois, voire davantage. Des chauffages réglés toute l’année sur 16°C peuvent même se mettre en route en été lorsque surviennent des jours de froid. Les 420’000 résidences secondaires recensées en Suisse recèlent donc un énorme potentiel d’économies d’énergie.

Par téléphone, par SMS ou par Internet

On peut pourtant faire installer une commande à distance sur le tableau électrique de la résidence secondaire. Ainsi, au moyen d’un code envoyé par téléphone, par Internet ou par sms, on pourra enclencher le chauffage avant son arrivée. De tels systèmes existent depuis plusieurs années et ont largement fait leurs preuves. Pour les modèles simples, qui régissent un système de chauffage électrique, il faut compter un millier de francs, installation comprise. Pour équiper un chauffage à gaz ou à mazout, il faut que la chaudière soit munie d’un dispositif hors-gel, pour le maintien de la température de la maison autour de 6°C. Il est alors possible d’augmenter la température, jusqu’à 20°C par exemple, au moyen d’un simple coup de fil passé la veille de son arrivée en station. Il faut compter le double, voire le triple, pour installer un dispositif qui permet de vérifier à distance la température du logement au moyen de capteurs.

Investissement rentable

De tels investissements sont modestes comparés à ce que l’on peut gagner. D’après l’étude de l’EPFZ, le seul fait d’abaisser la température de 21 à 15°C dans une résidence secondaire suffit pour économiser environ 30% sur les frais de chauffage (soit CHF 230.- pour un chalet moyen). En abaissant la température jusqu’à 6°C, on pourrait atteindre 60% d’économies.

Même pour une absence de cinq jours, il vaut la peine de couper le chauffage. Contrairement aux idées reçues, il faut moins d’énergie pour remonter l’ambiance de 6 à 20°C qu’il en faut pour maintenir une température intermédiaire (15°C) pendant la semaine. Certains propriétaires craignent qu’en baissant la température, des problèmes liés à la condensation apparaissent. Mais à moins que le bâtiment soit très étanche et qu’une source d’humidité soit présente, les risques sont minimes.

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Les appels téléphoniques font pousser les antennes

antenne et ses ondes

La prolifération d’antennes de téléphonie mobile répond à l’augmentation du nombre d’appels. En effet, les antennes classiques ne peuvent pas traiter davantage que 50 appels à la fois, dans le meilleur des cas. Dès que le nombre d’appels (ou leur durée) augmente quelque part, il faut ériger une nouvelle antenne afin de répondre à la demande. C’est pourquoi la plupart des nouvelles antennes se construisent dans les zones habitées, où la couverture du réseau est assurée depuis longtemps.

Moins d’appels, moins d’antennes

En conséquence, pour limiter la prolifération des antennes, mieux vaut abréger ses appels, et privilégier autant que possible le réseau téléphonique fixe. Craignant un effet négatif des micro-ondes émises par le réseau de téléphonie mobile sur la santé de leurs enfants, certains parents se plaignent de la présence d’antennes à proximité des écoles. Or, les opérateurs ne font que répondre au fait que beaucoup d’élèves (et de parents) appellent ou se font appeler en même temps à la fin des cours...

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Isoler un bâtiment est la meilleure chose à faire

Quelque 170 spécialistes des énergies renouvelables, en provenance du monde entier, se sont rencontrés à l’EPFL le 28 septembre 2005, dans le cadre de la conférence internationale CISBAT 2005. L’une de leurs principales conclusions est que les énergies renouvelables possèdent un potentiel très important dans le domaine du chauffage, responsable d’importantes émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, ces technologies deviennent rentables seulement si elles sont appliquées à des bâtiments aux parois et au toit bien isolés.

Point de vue économique

Des chercheurs, emmenés par Stefan Kessler du bureau Infras Consulting (Zurich), ont examiné la performance, aux conditions financières suisses, du chauffage au mazout, de la pompe à chaleur et du chauffage au bois. Chacune de ces variantes a été étudiée, soit seule, soit en combinaison avec des capteurs solaires thermiques en complément. Les analyses ont porté sur une maison individuelle et sur un immeuble comportant plusieurs appartements, tous deux arborant le label MINERGIE, gage d’efficacité énergétique. L’étude conclut que le recours au solaire thermique est toujours intéressant du point de vue énergétique et environnemental. Mais du point de vue de la stricte rentabilité économique, l’isolation et le solaire thermique "jouent à cache-cache".

En effet, les calculs montrent qu’une bonne isolation extérieure, d’une épaisseur de 20 cm environ, constitue une condition pour la rentabilité du solaire thermique. Si le bâtiment est mal isolé, il vaut mieux investir dans une bonne isolation que de mettre des capteurs sur le toit. Si une bonne isolation – de 20 cm environ – est déjà en place, il vaut mieux investir dans le solaire qu’isoler encore davantage. Bref, le solaire thermique est plus rentable que l’isolation, dès que l’isolation atteint un certain seuil d’efficacité.

Ces résultats ne tiennent pas compte de l’augmentation récente du prix du pétrole. Si on intègre la hausse des prix de ces derniers mois, il devient encore plus avantageux d’isoler sa maison et de recourir au solaire thermique. En pratique, il est moins coûteux d’effectuer ces deux opérations en même temps, tout en changeant les fenêtres, plutôt que d’ouvrir plusieurs chantiers consécutifs.

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