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Le saviez-vous ?

Le circulateur du chauffage tourne souvent trop vite

circulateur

On vient de stopper les chauffages des bâtiments. C’est le moment de penser aux modifications et réglages qui permettront d’économiser de l’énergie lorsque l’hiver reviendra. Or, il y a un grand gaspilleur d’électricité qui passe le plus souvent inaperçu: le circulateur, cette pompe de chauffage qui pousse l’eau chaude dans les tuyaux. Souvent surdimensionné et réglé sur une vitesse trop élevée, un circulateur consomme fréquemment jusqu’à dix fois plus d’électricité que nécessaire. Chacun en paie les frais, puisque ces pompes représentent environ 10% de la facture d’électricité des ménages.

Une demi-centrale nucléaire

On estime ainsi que les circulateurs constituent l’un des plus grands gisements d’économies d’électricité dans les bâtiments. L’expérience a montré que, dans un immeuble de 30 appartements, il est possible de faire une économie annuelle de CHF 5000.- environ, en optant pour des modèles beaucoup moins puissants et judicieusement asservis à la chaudière. Sur l’ensemble de la Suisse, le potentiel d’économie s’élèverait à 600 mégawatts, soit une demi-centrale nucléaire.

Le gaspillage ne concerne pas seulement l’électricité: parce que la pompe tourne trop vite, la chaleur de l’eau n’a pas le temps de bien diffuser dans les radiateurs ou dans les serpentins du chauffage au sol. D’où une surconsommation de mazout et de gaz qui peut atteindre 4%.

Un watt pour un kilowatt

Pour dimensionner un circulateur, il serait bon d’appliquer une règle simple: un watt de puissance électrique pour un kilowatt de puissance de chauffage. Ainsi, pour un petit immeuble de six appartements, un circulateur de 20 watts suffit pour une chaudière de 20 kilowatts. Quant à la villa standard, elle s’accommode très bien d’un circulateur de 10 watts pour une chaudière de 10 kilowatts. Il existe désormais une étiquette-Energie pour ces pompes de chauffage: les plus économes sont en classe A. Pour faire leur promotion, l’Union européenne a lancé un important projet intitulé Energy+ Pumps.

Réduire la vitesse

Même si on ne prévoit pas de changer de circulateur, on peut en réduire la vitesse: la plupart des modèles comportent un sélecteur à trois positions qu’il est facile de régler soi-même. On gagnera presque toujours à le mettre sur la vitesse minimale.

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Les guirlandes consomment de l’électricité au plus mauvais moment

Arbre décoré de guirlandes lumineuses

C’est en hiver que la demande en électricité est la plus forte. Parce que la nuit tombe plus rapidement, on passe plus de temps à l’intérieur, inondant nos logements de lumière artificielle. Les équipements électroménagers – de la télévision aux appareils de cuisine – sont mis davantage à contribution, sans oublier le courant que tirent les chauffages. C’est donc la pire période de l’année pour brancher des décorations extérieures voraces en énergie. Surtout s’il s’agit de guirlandes classiques, munies d’ampoules en forme de poire qui consomment le plus souvent entre 5 et 20 watts la pièce.

Les LED progressent

Depuis quelques années, le marché propose heureusement des guirlandes munies de micro-lampes à incandescence, dont la puissance ne dépasse pas 0,5 à 1 watt la pièce. Mais la consommation totale est rarement indiquée. Or, il faut compter entre 15 et 35 watts par mètre de guirlande – ce qui finit par faire beaucoup d’électricité pour décorer le balcon, la bordure du toit ou les arbres du jardin.

Quant aux guirlandes les plus économes, elles arborent des LED (ou DEL, pour diode électro-luminescente) de faible puissance (0,05 à 0,1 watt). Ces composants électroniques émetteurs de lumière, dont le prix ne cesse de baisser, consomment jusqu’à dix fois moins que les ampoules classiques pour une même quantité de lumière émise. Mais ils en émettent généralement peu et de manière très concentrée, ce qui permet un effet décoratif avec peu d’électricité. On peut calculer qu’une guirlande portant une centaine de petites LED, soutirant 0,1 watt chacune, ne consommera que 10 watts au total. Tout dépendra alors du nombre de mètres installés, de la complexité des motifs et de la durée d’allumage. Il faut savoir que "LED" ne rime pas forcément avec faible consommation d’électricité: il existe des LED de puissance qui peuvent tirer plusieurs watts.

Toujours plus d’éclairage

Lorsque les premières LED émettant de la lumière blanche ont commencé à apparaître sur le marché, on a pensé qu’elles pourraient aider à réduire la consommation d’électricité. Hélas, il faut bien constater qu’elles viennent plutôt s’ajouter aux lampes classiques. En extérieur: pour souligner les lignes des bâtiments et des jardins. À l’intérieur: pour créer des ambiances nouvelles contre les murs et les plafonds et illuminer des décorations. La demande en lumière progresse ainsi plus vite que les avancées technologiques en matière d’éclairage, qui sont pourtant considérables. C’est l’une des raisons qui explique pourquoi la Suisse, depuis 2006, importe davantage d’électricité qu’elle n’en produit. Dans notre pays, la production de lumière s’accroît de plus de 8% chaque année, ce qui la fait doubler tous les dix ans

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Beaucoup d’immeubles ont un chauffage mal équilibré

Si une régie reçoit la plainte d’un locataire dont l’appartement est en dessous des 20°C qui sont l’usage, elle demande généralement au concierge ou à l’entreprise de maintenance de pousser le chauffage. Mais cet ajustement réchauffera tout l’immeuble: dans les appartements où la température était convenable, il fera désormais trop chaud. Or, les locataires qui ont trop chaud se plaignent rarement. Beaucoup règlent leur problème en vivant avec les fenêtres ouvertes en plein hiver. Du moment qu’elle ne reçoit pas de plaintes, la régie est en droit de croire que tout va bien... Ainsi, le chauffage d’un immeuble est trop souvent réglé sur l’appartement le plus froid, de sorte que des millions de litres de mazout et de mètres cubes de gaz sont gaspillés chaque année.

Un régulateur caché

Dans la plupart des systèmes de chauffage central, un réseau de tuyaux amène de l’eau chaude depuis la chaudière située au sous-sol jusqu’aux radiateurs répartis dans les différents étages. Là, l’eau cède sa chaleur aux appartements, avant de retourner vers la chaudière qui la réchauffera.

Dans un système efficace, l’eau parvient dans les radiateurs avec la bonne température et le bon débit. Pour permettre ce réglage, un régulateur de débit est placé à l’entrée de chaque radiateur – à ne pas confondre avec le robinet ou vanne thermostatique que tout un chacun peut actionner. Il s’agit d’une petite pièce de tuyauterie à laquelle seuls les chauffagistes ont accès.

Si tous les régulateurs de débit sont grand ouverts, les étages supérieurs reçoivent moins de chaleur que les étages du bas: pour des raisons de pression, il est plus facile pour l’eau de desservir les radiateurs les plus proches de la chaufferie. Tout l’art du chauffagiste consiste à doser les vannes qui desservent les étages ainsi que les régulateurs des différents radiateurs, afin que l’eau chaude circule de manière uniforme dans l’ensemble du bâtiment.

L’équilibre au sein d’un même étage exige de la finesse, car toutes les pièces n’ont pas des besoins en chauffage identiques. Par exemple, le radiateur d’une chambre orientée plein sud a besoin de moins d’eau chaude que celui d’une chambre tournée au nord et à la bise. Et les pièces dont les murs donnent sur l’extérieur sont moins isolées du froid que celles qui donnent sur d’autres appartements. Si le réglage du circuit d’eau chaude est bien fait, on dit que l’immeuble est en "équilibre hydraulique".

Nettoyer les conduites et régler les débits

Pour parvenir à équilibrer la distribution de chaleur dans l’immeuble, il faut aussi que les radiateurs aient la bonne taille par rapport aux besoins en chauffage des pièces. Or, trop souvent, tous les étages d’un immeuble ont été équipés de manière standard. De plus, certains immeubles n’ont jamais été équilibrés: les locataires subissent depuis toujours des disparités importantes d’un appartement à l’autre. Il arrive aussi qu’avec les années des dépôts de boue et de tartre se forment dans la tuyauterie, réduisant les apports d’eau chaude dans certains radiateurs.

Dans la plupart des bâtiments, on peut résoudre le problème en nettoyant les conduites, puis en réglant correctement les vannes d’étage et les régulateurs de débit des radiateurs. Les régies et les propriétaires ont donc intérêt à contacter des professionnels qui maîtrisent bien leur sujet. Dans certains cas, l’entreprise proposera d’installer de nouveaux régulateurs: les modèles modernes permettent de lire le débit d’eau chaude de manière instantanée, en litres par minute – ce qui permet un gain de temps important pour le réglage de l’équilibre du chauffage.

Un bâtiment peut économiser jusqu’à 10% de combustible avec une chaudière bien entretenue et une distribution de chaleur équilibrée. On peut gagner 6 à 7% supplémentaires en réduisant la température moyenne d’un seul degré.

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Déséquilibre du chauffage (article plus complet + diagnostic par les habitants)