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Rentabilité du chauffage

 

La rentabilité d'une installation de chauffage

Au moment de choisir une installation de chauffage, on peut se demander quel système est – économiquement parlant – le plus rentable sur le long terme. La réponse la plus honnête consiste à dire qu'on le saura dans 25 ans. Car pour répondre, il faudrait connaître l'évolution des coûts de l'énergie et des taux d'intérêt hypothécaire.

Le ver luisant compare les différentes sources d'énergie de chauffage

L'évolution du prix des ressources non-renouvelables

Pour le mazout et le gaz, l'état des gisements et l'évolution de la demande mondiale laissent penser que les prix augmenteront, même s'ils pourront connaître des baisses temporaires. Et pour l'électricité aussi, en raison de la fermeture planifiée des centrales nucléaires en Suisse et ailleurs, et de l'accroissement de la demande en Europe.

En fait, l'expérience a montré que les coûts des combustibles (bois, gaz, mazout) et de l'électricité dépendent de facteurs qui varient au cours des ans: demande, offre, subventions, taxes... sans compter les évènements catastrophiques et géopolitiques qui peuvent entraîner une baisse d'approvisionnement et agir sur les prix. D'où l'importance de diminuer nos besoins de chaleur (et notre dépendance) en pensant en priorité à l'isolation du bâtiment, à sa capacité d'utiliser passivement le rayonnement du soleil, et à la quantité d'énergie qu'il faut par habitant pour être chauffé – une donnée qui est trop rarement prise en compte actuellement.

Disparition progressive des chauffages électriques

Dans les années 1975-1985, avec le développement des centrales nucléaires, on a beaucoup installé de chauffages électriques, parce qu'ils étaient meilleur marché que les autres types de chauffage et parce qu'on pouvait profiter du tarif de nuit très avantageux de l'électricité. Aujourd'hui cependant, l'électricité bon marché n'existe plus, et le chauffage électrique est devenu une mauvaise technologie pour l'environnement. En effet, au cœur de l'hiver, une grande partie de l'électricité importée en Suisse est produite avec des centrales à mazout, au gaz ou au charbon. De plus, on peut aujourd'hui équiper le bâtiment avec une pompe à chaleur (PAC) qui utilise jusqu'à quatre fois moins d'électricité pour assurer le même chauffage. C'est la raison pour laquelle la plupart des cantons interdisent les nouveaux chauffages électriques (sauf cas spéciaux) et encouragent le remplacement des anciennes installations.

Le gaz tend à remplacer le mazout

Pour le chauffage "central", c'est-à-dire avec une distribution de la chaleur par un réseau d'eau chaude vers des radiateurs ou des tuyaux-serpentins intégrés dans le sol (chauffage au sol), la chaudière à gaz est actuellement la moins chère des solutions, parce qu'elle est techniquement plus simple qu'une chaudière à mazout ou à bois avec sa réserve de combustible, ou qu'une pompe à chaleur. Il est aussi plus facile d'étendre un réseau de gaz qu'un réseau de chauffage à distance qui demande une double conduite enterrée et très bien isolée.

La chaudière à gaz est actuellement en tête des ventes pour les habitations collectives neuves ou rénovées, alors que la pompe à chaleur a la préférence pour les maisons individuelles. Cela s'explique en partie parce que le réseau de gaz s'étend surtout dans les lieux les plus densément peuplés. Mais l'explication tient aussi dans le fait qu'une bonne partie des bâtiments dans lesquels on installe le gaz sont habités par des locataires: ce sont eux qui paient (avec leurs charges) le combustible et les frais d'entretien. Alors qu'une maison individuelle est habitée le plus souvent par son propriétaire, qui peut tenir compte non seulement du coût de l'investissement, mais aussi des prix de l'énergie et de l'entretien sur le long terme.

Le choix d'un chauffage n'est pas qu'une question d'argent

Mais pourquoi se concentrer uniquement sur la rentabilité financière, alors qu'on n'en parle jamais pour une belle voiture, une piscine, ou l'ameublement d'un appartement? Ainsi, de plus en plus de propriétaires – individu, société ou collectivité – choisissent aussi le chauffage et l'isolation de leur bâtiment selon des critères environnementaux. Parce qu'ils désirent émettre peu de polluants et le moins de CO2 possible, ils isolent davantage que les normes légales, ajoutent des capteurs solaires, se raccordent à un réseau de chauffage à distance, ou recourent à un spécialiste de la thermique du bâtiment pour rechercher une solution technique originale avec les énergies renouvelables de leur région.

Opter pour une entreprise offrant une "Garantie de performance"

Quelle que soit la solution de chauffage vers laquelle on se tourne, il vaut la peine de s'informer d'abord auprès d'un spécialiste neutre qui ne soit pas le représentant d'une marque ou d'un agent énergétique (bois, gaz, mazout...). Si on bâtit du neuf, les solutions liées à l'architecture – bonne isolation, gains solaires à travers les fenêtres, stockage de la chaleur et de la fraîcheur dans la masse du bâtiment – sont toujours meilleures que celles qui passent par des installations techniques: la simplicité est un gage de rentabilité. On veillera aussi à choisir une installation dont la puissance soit parfaitement adaptée aux besoins du bâtiment, et à la faire mettre en place par une entreprise qui puisse optimiser son fonctionnement et la suivre au fil du temps – et offrir, dans l'idéal, une "Garantie de performance". Il est important que le technicien soit capable de bien régler l'installation, et d'en expliquer les réglages à ceux qui vont l'utiliser. De mauvais paramètres introduits sur un tableau de commande peuvent entraîner du gaspillage pendant plusieurs années.

 

Garantie de performance des installations techniques, pour que l'installation de chauffage fonctionne comme prévu