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FAQ-isolation (rénovation)

 

FAQ – Questions fréquentes sur l’isolation (rénovation)

 

• Faut-il une autorisation pour isoler un bâtiment ?

Cela dépend du type de travaux envisagés. S’il s’agit du remplacement d’une fenêtre ou d’une isolation par l’intérieur, qui n’affecte pas l’apparence du bâtiment, une autorisation n’est généralement pas nécessaire. En revanche, si les travaux prévus modifient la structure externe du bâtiment (une isolation par l’extérieur de la façade peut changer les distances avec les bâtiments voisins), il faut demander une autorisation (à la commune ou au canton, suivant le lieu d’habitation) et s’assurer du respect des exigences légales liées au droit des constructions.

Avec ou sans autorisation, il faut respecter les normes légales d’isolation.

 

• Lorsqu’on isole un bâtiment, doit-on obligatoirement atteindre une norme particulière ?

Les exigences légales demandent de respecter la norme SIA 380/1 (édition 2009), c’est-à-dire d’atteindre une valeur U de 0,25 lors de la rénovation de tous les éléments de l’enveloppe du bâtiment (façades, toit, etc.) C’est environ l’équivalent d’une épaisseur de 14 cm de laine de verre. Ceci dit, on a intérêt à faire mieux que cette norme. Les coûts d’une épaisseur supplémentaire d’isolant sont faible au regard de ce qu’on peut gagner à la longue sur les coûts d’énergie de chauffage – sans compter le gain de confort d’habitation (murs moins froids en hiver).

 

• Comment fait-on pour isoler un bâtiment qui a un certain cachet esthétique ou historique ?

Maison ancienneS’il s’agit d’un monument classé, les conservateurs des monuments historiques indiquent en général les éléments de l’enveloppe à protéger. Le reste peut être isolé conformément aux normes. Pour les façades, il existe des crépis isolants à base d’aérogel dont la performance équivaut à celle des meilleurs polystyrènes (valeur U de 0,028). Le marché propose aussi des nattes avec aérogel (à placer sous le crépi) dotées d'une performance d'isolation encore meilleure, mais qui sont encore très chères.

S’il s’agit d’un bâtiment non protégé, une isolation par l’intérieur est parfois la bonne formule. Le bon sens et la pesée des intérêts entre la valeur patrimoniale du bâtiment, la nécessité d’économiser l’énergie et la physique du bâtiment décideront de la meilleure solution à adopter.

Il faut savoir qu’après un remplacement des fenêtres et des portes vétustes, il y aura beaucoup moins d’air qui pénètrera dans le bâtiment par les défauts de jointure: la vapeur d’eau produite par les occupants et leurs activités sera moins bien évacuée, si on ne prévoit pas d’autres mesures d’aération. La technique d’isolation doit notamment tenir compte de cette vapeur d’eau, afin d’éviter qu’elle condense dans des murs froids, avec le risque de faire pourrir des poutres ou des embrasures de fenêtre.

Rénovation de fenêtres sur des bâtiments ayant une valeur patrimoniale -www.ge.ch

 

• Peut-on isoler un peu à l’intérieur et un peu à l’extérieur ?

Oui, car en matière d’isolation il n’existe pas de règles absolues: tout est possible. En principe, une isolation par l’extérieur est bien plus efficace qu’une isolation par l’intérieur, car elle évite toute une série de problèmes: ponts thermiques par lesquels la chaleur s’échappe, développement de moisissures contre les murs à cause à la condensation, etc.

Il faut veiller tout spécialement à l’épaisseur des matériaux pour éviter que le "point de rosée" (état d’humidité et de température où la vapeur d’eau se condense) se situe à l’intérieur du mur ou du matériel isolant – ce qui entraînerait à la fois des dégâts par pourrissement et une moins bonne isolation.

Documents pour bien concevoir l’isolation d’un bâtiment -www.suisseenergie.ch

 

• Peut-on poser sans risque une nouvelle couche d’isolation sur un mur déjà isolé ?

Mousse d'isolationCela dépend des conditions d’humidité intérieure et extérieure, ainsi que de la structure du mur et des éléments qui le composent. Les murs et l’isolation doivent toujours être conçus de manière à favoriser la migration de la vapeur d’eau depuis l’intérieur du bâtiment vers l’extérieur, afin d’éviter que la vapeur d’eau condense à l'intérieur des murs, favorisant les moisissures et le pourrissement. De plus, un mur humide est moins isolant. On évite le plus souvent que la vapeur d'eau (produite à l'intérieur du bâtiment par les occupants et leurs activités) pénètre dans les murs en posant un "pare-vapeur" sur la face intérieur de l'enveloppe du bâtiment. Pour ce type de travaux, il est recommandé de faire appel à un spécialiste en physique du bâtiment (entreprise de travaux, architecte, etc.), qui envisagera aussi les possibilités d’aération.

 

• Le bâtiment est déjà un peu isolé à l’intérieur. Comment puis-je calculer l’épaisseur à ajouter à l’extérieur ?

L’épaisseur nécessaire devra être calculée en fonction de la constitution du mur actuel, du type de matériau isolant choisi, et des exigences légales à respecter. Pour une rénovation, l’isolation minimale totale doit atteindre, grosso modo, l’équivalent de 14 cm de laine de verre (norme SIA 380/1, édition 2009). Pour choisir le type d’isolation et de mise en oeuvre, il est souhaitable de faire appel à un spécialiste. Il faut veiller tout spécialement à l’épaisseur des matériaux pour éviter que le "point de rosée" (état d’humidité et de température où la vapeur d’eau se condense) se situe à l’intérieur du mur ou de l’isolant.

On se méfiera des "isolants superminces", car nombre d’entre eux sont inefficaces et n’atteignent pas les performances d’isolation qu’ils promettent. Si on veut éviter l'épaisseur, seuls les panneaux isolants sous vide (PIV) et les nattes avec aérogels sont recommandables, mais ces matériaux sont encore très chers.

Documents pour bien concevoir l’isolation d’un bâtiment -www.suisseenergie.ch

 

• L’isolation extérieure doit-elle descendre dans le sol, le long des murs ?

Dans l’idéal, oui, car cela coupe les ponts thermiques qui font perdre de la chaleur. Mais il n’existe pas de règle absolue en la matière. Cela dépend du bâtiment (excavé, non excavé, surélevé, avec vide sanitaire…). Si l’excavation le long des murs est trop coûteuse, ou trop difficile à réaliser, on se passera d’isoler au dessous du rez vers le sous-sol. En compensation, on renforcera l’isolation ailleurs (haut des murs, toit, etc.) pour maintenir la performance globale d’isolation.

 

• La laine de verre et la laine de pierre posent-t-elles des problèmes de santé ?

Les laines de verre et de roche ne sont pas considérées comme cancérogènes, ni dangereuses pour la santé. Les anciens panneaux isolants dégageaient du formaldéhyde – un polluant intérieur cancérogène – mais les procédés de fabrication ont changé et ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il reste que le contact des fibres avec la peau, les yeux et les voies respiratoires peut entraîner des irritations. Pour éviter de respirer et de toucher des fibres lors des travaux, le port d’un masque à poussière, d’une combinaison de travail et de gants est recommandé – surtout si on opère dans un local mal aéré (comble du toit, par exemple).

 

• Le remplissage des espaces vides dans les murs doublés est-il efficace ?

Pistolet à colleCe type de remplissage peut constituer une solution intéressante dans le cas ou d’autres travaux d’assainissement ne peuvent pas être envisagés (bâtiments avec un intérêt patrimonial). Il faut dans tous les cas déterminer ce qui compose le mur et s’assurer d’une excellente mise en œuvre: il faut notamment vérifier que le remplissage se déroule de manière bien homogène. Étant donné la faible épaisseur d’isolation, on choisira un isolant très performant et de qualité (grains de silice moussée, ou grain de verre moussé, par exemple) – il existe malheureusement sur le marché de nombreux produits peu efficaces. Penser au tassement possible du matériau au fil des ans qui réduira l’isolation. Il est recommandé de s'adresser à une entreprise spécialisée dans ce genre de travaux.

 

• Peut-on bénéficier de subventions pour réaliser des travaux d’isolation ?

Oui, grâce au Programme Bâtiments de la Confédération et des cantons. Certaines communes octroient, elles aussi, des subventions. De surcroît, le montant non subventionné des travaux est déductible des impôts.

Le Programme Bâtiments

 

• Comment peut-on "justifier" que les travaux de renforcement de l’isolation thermique sont suffisants ?

La "justification" requise lors des travaux de rénovation ou d’assainissement énergétique peut être faite selon deux procédures distinctes. La première, dite méthode "ponctuelle", consiste à justifier les travaux réalisés sur l’enveloppe du bâtiment, élément par élément. Par exemple, pour le toit: la valeur U doit être plus petite que 0,25 après les travaux (d’après la norme SIA 380/1, édition 2009). Pour les fenêtres: la valeur U doit être plus petite que 1,3. Et ainsi de suite...
La seconde méthode, dite "globale", se base sur le calcul des besoins de chaleur pour le chauffage (consommation annuelle de l’ensemble du logement en MJ/m2/an).

L’octroi de subventions par le Programme Bâtiments demande d’atteindre de meilleures performances que le minimum légal.

Documents pour bien concevoir l’isolation d’un bâtiment -www.suisseenergie.ch

 

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