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Le saviez-vous ?

C’est pendant la belle saison qu’il faut penser au chauffage

capteur solaire thermique

C’est le moment de planifier les travaux liés au chauffage et à l’isolation des bâtiments. Car c’est durant la belle saison, lorsque la chaufferie est la moins sollicitée, qu’on peut effectuer les interventions les plus lourdes: changer la chaudière; remplacer les fenêtres; isoler les murs, les combles ou le plafond de la cave; assainir la cheminée pour la rendre enfin efficace...

Un parc immobilier vieillissant

Si les bâtiments comptent pour 46% de la consommation d’énergie de la Suisse, c’est parce qu’ils sont plutôt anciens et rarement rénovés. Moins de 15% des immeubles édifiés entre 1900 et 1947 bénéficient d’une isolation thermique, alors que les constructions de cette époque représentent un tiers du parc immobilier. Un bâtiment non rénové, vieux de plusieurs dizaines d’années, consomme deux fois plus d’énergie pour le chauffage qu’un bâtiment standard construit en l’an 2000, et cinq fois plus qu’un bâtiment Minergie.

La rénovation des bâtiments permet non seulement de réduire la consommation énergétique du pays et sa dépendance par rapport aux énergies fossiles, mais aussi de diminuer les émissions de gaz à effet de serre qui participent au réchauffement du climat. Les propriétaires – et les locataires – peuvent participer à ce processus, à condition d’être suffisamment informés.

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On peut avoir froid à 21°C

Dans un bureau où le thermomètre indique pourtant 21°C, on peut se sentir mal à son aise en raison de la présence d’une surface très froide (fenêtre ou mur), compensée par des radiateurs qui tournent à plein régime. Car le corps humain est très sensible aux asymétries de température.

Températures disparates

Ces asymétries sont, hélas, très fréquentes dans les immeubles mal isolés des années 1950-1970. Lorsque les occupants d’un immeuble sont systématiquement mal en point, on en conclut que le bâtiment lui-même est malade, d’où l’expression Sick Building Syndrome. Ses causes les plus fréquentes sont la présence de polluants dans l’air, ou une aération trop faible ou au contraire trop puissante (courants d’air). Un troisième aspect, moins évident, est celui des asymétries de température. Explication: lorsqu’une fenêtre, un mur, un sol ou un plafond est trop froid – car mal isolé – il faut forcer le chauffage pour compenser. Il s’ensuit une grande différence de température entre les surfaces d’une même pièce. Or, l’être humain est très sensible au rayonnement de chaleur ou de froid – sans qu’il y ait de courant d’air. Et rien n’est plus désagréable que d’avoir une épaule plus froide que l’autre, ou la tête au chaud et les pieds au froid: une différence de 8°C entre deux parois incommodent certaines personnes, qui se sentent mal à leur aise sans en comprendre la raison.

Les parois, murs, plafonds et fenêtres d’un immeuble bien isolé présentent en hiver des températures semblables, et c’est pour cela qu’on s’y sent bien même en dessous de 20°C.

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Repeindre la façade, ce n’est pas rénover

Les vraies rénovations de bâtiment sont beaucoup trop rares en Suisse. La plupart des interventions consistent à refaire la peinture – éventuellement en changeant les fenêtres – sans s’occuper de l’isolation des murs, des toits et des sols. Ainsi, moins de 15% des immeubles construits entre 1900 et 1947 bénéficient d’une isolation thermique, alors que les constructions de cette époque représentent un tiers du parc immobilier du pays. C’est l’une des raisons – avec l’évolution du prix du mazout et du gaz – pour lesquelles les charges de chauffage sont si élevées en Suisse.

Grande disparité dans les charges de chauffage

Ce sont les différences d’isolation thermique qui expliquent pourquoi un bâtiment non rénové des années 1920-1970 engloutit deux fois plus d’énergie pour le chauffage qu’un bâtiment standard construit en l’an 2000, et cinq fois plus qu’un bâtiment construit selon le standard Minergie. Le domaine du bâtiment compte pour 46% de la consommation d’énergie de la Suisse. Si on tient compte des transports liés à la construction et à l’entretien de ces bâtiments, ce chiffre monte même à 56% de la consommation totale du pays. A l’intérieur du domaine "bâtiment", le chauffage représente 70% de la consommation d’énergie, le reste étant partagé entre l’eau chaude sanitaire (12%) et les appareils électriques (18%).

Au fur et à mesure que les propriétaires isoleront leurs maisons, la part d’énergie – et d’argent – consacrée au chauffage diminuera. Aujourd’hui déjà, les maisons Minergie-P (P pour maison passive) consacrent la même quantité d’énergie au chauffage et à l’eau chaude. À l’horizon 2050, le chauffage ne comptera vraisemblablement plus que pour 15% de la consommation des bâtiments. Si ce but est atteint, la société 2000 watts ne sera plus une utopie (chaque individu devant consommer au maximum 2000 watts, pour que la vie sur Terre soit viable à long terme.

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