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Le saviez-vous ?

Seuls certains frigos et congélateurs spéciaux fonctionnent bien dans le froid

Un congélateur dans la neige

«En hiver, est-ce que je peux laisser mon frigo ou mon congélateur dans une pièce non chauffée (cave ou garage) ou même sur le balcon? Ça économiserait de l’électricité, non?»

– A priori, on peut se dire que c’est une bonne idée, car plus il fait froid, et moins l’appareil aura à consommer d’électricité pour fonctionner. D'autant qu'il peut paraître stupide d'utiliser de l'électricité pour produire du froid à l'intérieur, alors que l'hiver règne à l'extérieur!

Dans la pratique, les fabricants déconseillent fortement de placer un frigo ou un congélateur en dehors de sa classe climatique (voir plus bas), soit en-dessous de 10°C pour la plupart des appareils vendus sur le marché suisse. Cependant, il existe quelques modèles prévus pour fonctionner dans le froid. On peut citer des congélateurs capables de supporter 5°C (marque Liebherr) et même ‑15°C (marque Beko, modèle Freezer Guard).

Les anciens modèles supportent mieux le froid

Certains frigos et congélateurs anciens peuvent fonctionner sans trop de problème autour de 3-4°C, même si c’est déconseillé par le fabricant. Par contre, les appareils modernes, optimisés pour avoir un excellent rendement énergétique, exigent pour la plupart qu’on respecte leur classe climatique, sinon il y a un risque que l’huile du compresseur se fige ou que le compresseur vieillisse prématurément. Face au froid, l'appareil pourrait aussi se mettre en panne, ce qui n’est pas trop grave pour les denrées alimentaires d’un réfrigérateur qui doivent rester entre 2 et 8°C, mais beaucoup plus problématique pour les aliments congelés qui exigent d'être maintenus à ‑18°C.

classes climatiques des réfrigérateurs et congélateurs

Les classes climatiques des réfrigérateurs et des congélateurs

Chaque réfrigérateur ou congélateur porte normalement une étiquette (placée souvent à l’arrière) qui indique non seulement ses caractéristique électriques mais aussi sa classe climatique – autrement dit les températures ambiantes minimale et maximale entre lesquelles il devrait fonctionner. En effet, un frigo destiné à la zone tropicale ne contient pas le même mélange de gaz qu’un appareil destiné aux zones tempérées. Lorsqu’on achète un appareil, il est toujours utile de vérfier cette information. Et pas seulement en ce qui concerne les températures minimales: avec les changements climatiques, les frigos et congélateurs doivent subir des étés toujours plus chauds.

Un thermomètre à mémoire

thermomètre à mémoire pour réfrigérateur et congélateur

Si on décide de placer quand même son réfrigérateur ou son réfrigérateur-congélateur combiné dans un endroit non chauffé en hiver, il faut prendre conscience que la température peut descendre en dessous de la température de consigne, et que les aliments situés dans le réfrigérateur peuvent geler.

Pour savoir si les aliments réfrigérés ou congelés ont été exposés longtemps a des températures trop élevées ou trop basses, on peut acquérir un thermomètre digital à mémoire (entre CHF 10 et 25.-) – à placer avec les aliments – qui enregistre les températures maximales et minimales ainsi que la durée de ces maxima et minima. Il existe aussi des sondes-thermomètres qui envoient un signal d’avertissement à une base de réception lorsque la température est anormale. En restant dans sa cuisine, on peut ainsi être averti rapidement si le congélateur du garage a un problème...

Éviter d'acheter un frigo ou un congélateur trop grand

Lorsqu'on envisage d'acheter un nouvel appareil, il est judicieux de penser à sa taille et à sa consommation d'électricité. Sur l'étiquette-énergie (obligatoire sur les appareils neufs) ne pas se laisser uniquement séduire par le A++ ou le A+++: considérer la consommation annuelle en kWh. Et se rappeler que, lorsqu'un congélateur est volumineux, on a tendance à y stocker des aliments qu'on finit par oublier pendant des années. Or, il y a aussi des dates limites de conservation pour les produits congelés. Par exemple, les plats cuisinés "maison" devraient être consommés après quelques mois seulement.

Conseils sur la congélation – www.frc.ch

À propos de froid et de chaud

  • On peut laisser un réfrigérateur (ou un congélateur) ÉTEINT dans le froid. Avant d’arriver en magasin, les appareils sont souvent exposés sans problème au froid durant leur transport et leur stockage.
  • Placé sur le balcon ou dans un garage bien exposé au soleil estival, un réfrigérateur ou un congélateur devra fontionner à plein régime pour maintenir le froid. Le coût en électricité peut alors devenir très élevé.
  • Un réfrigérateur ou un congélateur dégage au total davantage de chaleur qu’il produit de froid. Il faut le considérer comme un petit radiateur fonctionnant de manière intermittente. Ainsi, il a tendance à chauffer la pièce dans laquelle il se trouve.
  • Qu'il soit très chargé en aliments ou peu chargé, un réfrigérateur consomme à peu près la même quantité d'électricité (si son fonctionnement est basé sur un thermostat intérieur, comme c'est généralement le cas).
  • Un réfrigérateur ou un congélateur possède un radiateur à l'arrière (parfois caché derrière un panneau). Ce radiateur a pour rôle d'évacuer la chaleur du gaz comprimé par le compresseur. Il peut devenir très chaud. Pour le bon fonctionnement de l'appareil, il est très important que l'air (frais, si possible) puisse bien circuler autour de ce radiateur.

 

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Bâtiment: lorsqu’on change les fenêtres, ou lorsqu’on isole le toit ou les murs, on a intérêt à adapter les réglages du chauffage

Régulateur de chauffage

Les vieilles fenêtres avec simple vitrage ont été remplacées par des fenêtres modernes très isolantes. Désormais, en hiver, les nouvelles fenêtres vont laisser perdre environ 4 fois moins de chaleur. Mieux encore: comme les occupants ne ressentent plus le froid lorsqu'ils sont assis devant les vitrages, ils peuvent vivre confortablement avec une température d'ambiance moins élevée qu'auparavant.

La consommation d'énergie du bâtiment va aussi baisser si on a isolé les murs ou le toit. Dans les pièces nouvellement isolées, les surfaces qui donnent sur l'extérieur seront, elles aussi, moins froides: on pourra s'y sentir bien à une température de chauffage plus basse qu'avant les travaux.

Adapter les réglages du chauffage

Si on est chauffé à l'aide d'un circuit hydraulique qui amène de l'eau chaude à des radiateurs ou à un chauffage par le sol – et si l'installation de chauffage n'a pas été modifiée durant les travaux – on a tout intérêt à ajuster les réglages au niveau de la chaudière ou de la pompe à chaleur. En effet, si on conserve les réglages d'avant les travaux, on va devoir jouer sur les vannes des radiateurs (ou les boucles du chauffage au sol) pour gérer la température des pièces. Mais, il s'ensuit un gaspillage d'énergie, parce que l'eau qui circule dans les tuyaux est désormais trop chaude par rapport aux besoins de chaleur du bâtiment – sans compter les difficultés de régulation et de répartition du chauffage que risquent d'entraîner les nouveaux réglages!

Se faire une idée des réglages possibles

Un chauffage central est rarement simple à régler, d'autant qu'il y a une multitude de systèmes différents. L'utilisateur peut généralement agir lui-même sur la température d'ambiance, les horaires jour/nuit et les périodes d'absence, mais il y a d'autres paramètres importants à ajuster qui sont réservés à l'installateur (ou à l'amateur curieux). Cependant, même si on ne touche pas soi-même aux réglages, il est utile de connaître à quel niveau on peut agir, afin de pouvoir en parler au chauffagiste. Voici les points à considérer:

1. Baisser la température de départ

Thermomètre de chauffage

On peut généralement baisser de quelques degrés la température de départ, c'est-à-dire la température de l'eau mesurée au début du circuit de chauffage. Premier avantage, il faudra moins d'énergie pour chauffer l'eau. Cette mesure peut être effectuée pour toutes les installations: gaz, mazout, pompe à chaleur, chaudière automatique à bois...

Si on est chauffé par une chaudière à condensation, une baisse de température au départ du circuit entraîne aussi une baisse de température au retour – ce qui et souhaitable, car cela favorise la condensation des gaz de la chaudière, et donc la récupération de chaleur. Le rendement de l'installation sera amélioré de quelques pourcents. Il en va de même avec une pompe à chaleur: moins haut elle doit chauffer l'eau, et meilleur est son rendement.

Avec un chauffage à bois associé à une cuve-tampon (grosse réserve d'eau chaude), il n'est pas toujours souhaitable de baisser la température de départ lorsque la cuve sert aussi à la préparation de l'eau chaude sanitaire (eau chaude du robinet).

2. Réduire la puissance de l'installation

Les chaudières à mazout modernes ont un gicleur réglable qui permet d'injecter moins de mazout dans la chambre de combustion – et donc d'abaisser la puissance maximale. Sur certains modèles, c'est une pompe à mazout qui adapte son rythme aux besoins du brûleur. Par contre, sur les anciennes chaudières, le gicleur a un débit fixe. On pourrait théoriquement changer le gicleur pour un modèle plus économe, mais seul le chauffagiste peut dire si l'opération est souhaitable.

Les chaudières à gaz modernes ont une puissance réglable qui s'adapte automatiquement à la demande du chauffage. Cependant, la puissance maximale peut être bridée, en limitant le débit de gaz que la chaudière peut consommer. Il faut savoir que, sur la facture de gaz, on paie non seulement les m3 consommés, mais aussi un tarif lié au débit maximum que la chaudière peut soutirer (prime de puissance de raccordement): plus la chaudière peut soutirer un grand débit de gaz, plus ce tarif est élevé. Il vaut la peine de se demander si cette puissance de raccordement peut être abaissée (à voir avec le chauffagiste et le distributeur de gaz). C'est le plus souvent intéressant pour une maison individuelle, mais pas toujours conseillé pour un immeuble dont l'eau chaude sanitaire est aussi chauffée au gaz, car la puissance maximale habituelle est peut-être nécessaire pour préparer l'eau chaude lorsque tous les habitants se douchent aux mêmes heures.

3. Adapter la courbe de chauffe

Exemple de modification d'une courbe de chauffe après travaux d'isolation

Le changement de fenêtres (ou l'isolation du toit, des murs etc.) a permis de réduire les besoins du bâtiment en énergie de chauffage. On a donc adapté la courbe de chauffe afin que la chaudière produise moins de chaleur en tout temps. Après les travaux (courbe de chauffe rouge), la température de l'eau de chauffage qui sort de la chaudière est plus basse, et elle s'élève proportionellement moins lorsque le froid extérieur s'accentue (la pente de la "courbe" est moins raide).

La courbe de chauffe est une fonction qui indique à la chaudière, ou à la pompe à chaleur, comment elle doit réagir lorsque le froid s'accentue au dehors, afin de conserver la même température à l'intérieur du bâtiment. On représente souvent la courbe par... une droite plus ou moins pentue.

S'il fait trop chaud à l'intérieur lorsque le froid s'accentue au dehors, la pente de la courbe doit être abaissée. Ce réglage, propre à chaque bâtiment, demande souvent plusieurs ajustements à réaliser par étapes, en laissant au moins 48 heures entre deux réglages. Il est important que la courbe de chauffe soit bien paramétrée, sinon le bâtiment peut gaspiller de l'énergie pendant des années...

S'informer et se former

Or, il n'est pas toujours évident de faire revenir le chauffagiste pour affiner les réglages. Voilà pourquoi il est utile qu'un occupant du bâtiment sache comment régler le chauffage. En vue de s'informer, on peut s'arranger pour être présent le jour où le chauffagiste intervient, afin de lui demander des explications. On en profitera aussi pour identifier avec lui les pages utiles du mode d'emploi de l'installation. À chaque modification des réglages, on notera les nouveaux paramètres choisis, afin de revenir à l'état antérieur, si le dernier réglage ne donne pas satisfaction.

On peut aussi assister à une conférence ""Futé 5à7". Ouvertes à tous et organisées dans toute la Suisse romande, ces conférences visent à faire mieux connaître les possibilités de réglage du chauffage et d'économies d'énergie.

 

 Régler le chauffage

 Le Guide du chauffage destiné aux concierges, brochure de l’Office fédéral de l’énergie, très utile à consulter, qu’on soit concierge ou non.

www.fute.ch, conférences tout public tenues de 17 à 19h pour apprendre à régler le chauffage.

ConsoBat • Ce calculateur gratuit permet de suivre la consommation d'énergie du chauffage au fil des saisons en fonction de la météo. Il détecte les anomalies de consommation, et permet de mesurer les économies d'énergie dues à des travaux de rénovation (ou à de nouveaux réglages de l'installation de chauffage) indépendamment des fluctuations de la météo.

 

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Le ventilateur refroidit les personnes mais réchauffe légèrement les locaux

Ventilateur

Contrairement à ce que l’on pourrait parfois penser, un ventilateur ne refroidit pas l’air ambiant: il crée seulement un courant d’air. Et comme son moteur consomme de l’électricité, il dégage même un peu de chaleur dans la pièce – voilà pourquoi on a intérêt à l’éteindre dès que sa brise ne profite plus à personne.

Ces dernières années, le marché des ventilateurs s'est enrichi de toutes sortes d'appareils qui, en plus de ventiler, offrent d'autres fonctions de traitement de l'air: rafraîchisseur, purificateur, brumisateur, diffuseur de parfum, humidificateur, chauffage... si bien qu'on aurait tendance à les laisser en service toute l'année! Mais les champions de la consommation d'énergie restent les petits climatiseurs mobiles qui soutirent beaucoup plus d'électricité que les simples ventilateurs. Voici donc un panorama des appareils disponibles pour se rafraîchir – à consulter en se rappelant qu'on peut se protéger de la chaleur sans forcément utiliser d'électricité.


Les ventilateurs simples

Le ventilateur nous refroidit de deux manières. Premièrement, en remplaçant constamment la petite couche d'air qui nous enveloppe – chauffée et humidifiée par notre corps – par de l’air moins chaud et plus sec (refroidissement par convection). Secondement, en facilitant l'évaporation de notre sueur, ce qui améliore notre transpiration – notre moyen naturel de lutter contre la surchauffe.

Pour survivre, en effet, nous devons absolument maintenir notre température autour de 37°C. Chacun sait que lorsque nous avons trop chaud, notre peau émet de la sueur. Mais ce n'est pas tellement l'émission de la sueur sur la peau qui nous refroidit, mais son évaporation: lorsque la sueur passe de l’état liquide à l’état gazeux, elle subit un changement de phase qui soutire énormément d’énergie à notre peau (voir chaleur latente d'évaporation*). Ainsi, le ventilateur facilite l'évaporation de la sueur, en chassant autour de nous l'air humidifié par notre peau pour le remplacer par de l'air plus sec. Même si la température de l’air ambiant est très élevée – 38°C par exemple – un ventilateur peut s'avérer efficace, parce qu'il accélère l'évaporation de la sueur.

4 modèles de ventilateur

Considérer la puissance électrique et le bruit

Il n'y a pas d'étiquette-énergie pour choisir un ventilateur. Il vaut donc mieux l'essayer en magasin pour se rendre compte du courant d'air qu'il génère et du bruit qu'il produit. Pour connaître la puissance électrique qu'il consomme – en watts – il faut regarder sur le carton d'emballage ou directement sur l'appareil (la déclaration est obligatoire). La puissance électrique consommée par un ventilateur est le plus souvent proportionnelle à l'air déplacé (au vent qu'il produit). En conséquence, avant d'acheter un tel appareil, on se demandera s'il doit refroidir une seule personne (par exemple assise à sa place de travail), ou un groupe de personnes? Est-ce qu'il doit souffler sur le corps en entier, ou seulement sur le haut du corps (dans le cas où les jambes sont à l'abri du courant d'air derrière un bureau)?

Les moteurs "brushless" (dits "à commutation électronique") consomment environ 40% d'électricité de moins que les moteurs traditionnels; ils sont aussi moins bruyants. La chaleur dégagée par un ventilateur en fonction est directement liée à la puissance électrique qu'il soutire. Pour avoir un point de comparaison, un ventilateur consommant 100 watts dégage autant de chaleur qu'une personne adulte.

Les différents ventilateurs du marché se distinguent par leur design et leur technologie. Certains dissimulent leur(s) hélice(s) dans le pied de l'appareil et diffusent l'air par un anneau. Ils offrent aussi diverses options: vitesse variable, flux d'air oscillant, minuterie pour un arrêt automatique après un laps de temps défini par l'utilisateur, télécommande, gestion par smartphone, etc.

Consommation électrique et conseils d'utilisation : La plupart des ventilateurs domestiques soutirent entre 20 et 80 watts. Toujours éteindre le ventilateur si personne n'en profite, car son moteur électrique participe à chauffer la pièce.

Les ventilateurs les plus efficaces sur www.topten.ch


2 ventilateurs de plafond

Les ventilateurs de plafond
(brasseurs d’air)

D'un diamètre plus grand que les ventilateurs ordinaires, les ventilateurs de plafond tournent beaucoup plus lentement, ce qui réduit les risques d'accident. Il faut une bonne hauteur de plafond pour les installer: il doit y avoir au moins 2,30 m du plancher jusqu'aux pales de l'hélice. La plupart des modèles se branchent sur le plafonnier électrique et certains sont équipés de lampes, combinant ainsi la fonction de ventilation avec celle de l'éclairage. Selon l'Ordonnance sur les installations électriques à basse tension (OIBT), la pose d'un ventilateur de plafond devrait être confiée à un électricien.

Les modèles dotés d'un moteur "brushless" (dits "à commutation électronique") consomment environ la moitié moins d'électricité que les modèles avec un moteur ordinaire. Si on choisit un ventilateur avec éclairage, considérer aussi la consommation des lampes. Certains modèles se pilotent par une tirette (ficelle), d'autres par une télécommande (à piles).

Usage hivernal du ventilateur de plafond

Certains modèles de ventilateurs de plafond peuvent tourner dans les deux sens, ce qui peut être utile durant la période de chauffage. Dans une pièce très haute, en effet, l'air chaud a tendance à s'accumuler au plafond. En tournant à l'envers, le ventilateur "tire" l'air froid depuis le sol vers le haut, puis renvoie l'air chaud accumulé au plafond vers le bas. Suivant les lieux, le ventilateur peut ainsi réduire les besoins de chaleur de la pièce et permettre des économies d'énergie.

Consommation d'électricité et conseils d'utilisation : Entre 20 et 120 watts (sans l'éclairage). Avant d'acquérir le ventilateur, s'informer sur les possibilités d'installation (hauteur et solidité du plafond, position du branchement électrique). En usage estival, toujours éteindre le ventilateur si personne n'en profite, car son moteur électrique participe à chauffer la pièce.


1 rafraîchisseur d'air avec un arrosoir

Les ventilateurs-rafraîchisseurs (ou refroidisseurs) d'air

Un rafraîchisseur d'air (ou refroidisseur d'air) fonctionne selon le même principe que notre transpiration. Le ventilateur souffle de l'air sur un matériau poreux et mouillé afin d'en évaporer l'eau: en passant de l'état liquide à l'état gazeux, l'eau soutire de la chaleur à l'air ambiant qui se refroidit de quelques degrés (voir chaleur latente d'évaporation*). Le principe fonctionne très bien dans un climat très chaud et sec, et on peut obtenir de l'air frais avec une consommation électrique très inférieure à celle d'un climatiseur. Cependant, on ne peut pas régler précisément la température. Et plus l'air est chargé en humidité, et moins le procédé est efficace.

Avec un petit appareil mobile, la sensation de fraîcheur est surtout perçue lorsqu'on se trouve dans le flux d'air rafraîchi du ventilateur. Si l'humidité de l'air atteint déjà 60%, l'évaporation sera faible, et donc le refroidissement aussi. Ainsi, pour que l'appareil puisse produire un effet, il ne faut pas que la pièce soit fermée car l'humidité s'y accumule. L'idéal est que le rafraîchisseur soit adossé à une source d'air plus frais (porte ouverte ou arrivée d'aération) et que l'air humide qu'il pousse en avant soit ensuite chassé ailleurs (par une autre porte ou par une évacuation de l'aération). Si on doit ouvrir une fenêtre en continu pour évacuer l'humidité, s'assurer que l'air chaud provenant de l'extérieur ne pénètre pas en quantité dans la pièce!

Consommation d'électricité et conseils d'utilisation : de 70 à 150 watts. Ne pas laisser tourner le rafraîchisseur s'il ne profite à personne. Si l'air ambiant est déjà très chaud et humide, il vaut mieux utiliser un ventilateur plutôt que d'ajouter encore de la vapeur d'eau dans l'air – ce qui limite la transpiration des personnes. Bien lire le mode d'emploi pour l'entretien et éviter le développement de moisissures et de microorganismes. Surveiller aussi la formation de tartre sur le matériau qui sert à évaporer l'eau.


 Brumisateur

Les ventilateurs-brumisateurs

Ces appareils utilisent un ventilateur pour diffuser dans l'air un nuage de micro-gouttelettes d'eau. Plus la taille des gouttelettes est fine, et plus l'effet refroidissant est élevé, car les petites gouttelettes s'évaporent plus vite (voir chaleur latente d'évaporation*). Étant donné que des microorganismes pourraient se multiplier dans le réservoir d'eau, certains appareils désinfectent l'eau avant de la pulvériser.

Consommation d'électricité et conseils d'utilisation : 80-150 watts. Bien lire le mode d'emploi concernant l'entretien de l'appareil (microorganismes et tartre). Prendre garde de ne pas endommager les murs ou le mobilier avec le brouillard humide.


3 appareils de traitement de l'air combinés

Les ventilateurs combinés avec d'autres fonctions de traitement de l'air

Le marché propose de nombreux modèles de ventilateurs qui offrent plusieurs fonctions de traitement de l'air et qui peuvent être utilisés toute l'année(!): ventilateur, épurateur (de poussières, de pollen, de COV...), brumisateur, humidificateur, chauffage, diffuseur de parfum...

Épurateurs (purificateurs) d'air : ils utilisent plusieurs technologies, parfois en combinaison: la filtration (à l'aide d'un ou de plusieurs filtres), la ionisation (libération de ions négatifs dans l'air) et la photocatalyse (action combinée d'ultraviolets et d'un catalyseur métallique). Dans une étude publiée en janvier 2017, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES, France) conclut que les petits purificateurs d'air n'ont pas fait la démonstration de leur efficacité dans les conditions de vie d'un ménage ou d'un bureau. La filtration peut être efficace, mais exige un entretien régulier des filtres qui est rarement effectué. Quant à la ionisation et la photocatalyse, elles peuvent agir incomplètement sur les polluants, et créer ainsi des sous-produits problématiques pour la santé.

Les purificateurs d'air, étude de l'ANSES

Aérer régulièrement

Le meilleur moyen d'améliorer l'air de son logement, c'est de le renouveler en ouvrant plusieurs fois par jour les fenêtres pendant quelques minutes, sauf si c'est inutile parce qu'on bénéficie d'une aération mécanique efficace (comme c'est le cas dans un bâtiment Minergie). On veillera aussi à limiter la production de polluants à l'intérieur: ne pas fumer, cuisiner en ne produisant pas de vapeurs de graisse, éviter les émanations des produits d'entretien (nettoyer plutôt les sols, les meubles et les fenêtres avec de l'eau tiède et des chiffons en microfibres). Il est important de ne pas laisser s'accumuler la poussière sur le sol, les tapis, les rideaux et les meubles. Passer régulièrement l’aspirateur (si possible muni d'un filtre en bon état et conforme à la norme HEPA-High Efficiency Particulate Air, pour ne pas rediffuser des poussières dans l'air), et aérer tout de suite après avoir passé l’aspirateur pour évacuer les poussières fines remises en circulation.

Diffuseurs de parfum : La diffusion de parfum dans l'air – même s'ils sont naturels – est vivement déconseillée pour éviter d'incommoder les jeunes enfants et les personnes sensibles et asthmatiques.

Parfum d'intérieur sur le site de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP)

Consommation d'électricité et conseils d'utilisation : La consommation de ces appareils combinés dépend de leurs options en service. Elle peut monter à plus de 1000 watts en mode chauffage. Avant d'acquérir un tel appareil, se demander si on ne peut pas améliorer la qualité de son air avec des mesures simples qui n'utilisent pas d'électricité.


Climatiseur mobile compact avec son gros tuyau d'évacuation de l'air chaud, et climatiseur mobile split

Les climatiseurs mobiles

Dans la plupart des cantons suisses, l'installations d'une climatisation "fixe" – c'est-à-dire fixée à un mur – est soumise à autorisation. Mais les climatiseurs mobiles, eux, sont en vente libre. Ces petits climatiseurs contiennent des ventilateurs, un compresseur et un circuit de gaz réfrigérant relié à un échangeur. Pour produire un courant d'air froid, ils soutirent beaucoup plus d'électricité que les appareils décrits plus haut, avec des puissances allant de 1000 à 2000 watts. Ils diffusent certes de l'air réfrigéré dans la pièce, mais davantage d'air chaud au dehors. Ainsi, comme tous les appareils de climatisation, ils participent – avec la circulation automobile et le stockage de la chaleur solaire dans le bitume des rues et le béton des bâtiments – à réchauffer les centres urbains de plusieurs degrés par rapport aux campagnes environnantes.

Il existe deux types de climatiseurs mobiles:

  • Le climatiseur mobile monobloc (à gauche) qui est muni d'un gros tuyau d'évacuation de la chaleur d'une douzaine de centimètres de diamètre (rarement représenté dans les publicités). Étant donné qu'il faut passer ce tuyau par une fenêtre ou par une porte entrebâillée, l'air chaud extérieur pénètre dans la pièce qu'on cherche à refroidir (!), ce qui réduit de beaucoup la performance de ce climatiseur.
  • Le climatiseur mobile split (à droite), dont l'évaporateur est découplé et relié à l'appareil par une tuyauterie au diamètre moins épais. Son rendement énergétique est un peu meilleur que celui du climatiseur mobile monobloc.

Les climatiseurs mobiles produisent de l'air rafraîchi mais plus sec. Il faut vider quotidiennement leur tiroir-bac qui sert à collecter l'eau de condensation qui se forme au moment où l'air est refroidi. Certains modèles sont dits "réversibles", c'est-à-dire qu'ils peuvent aussi produire de la chaleur.

Consommation d'électricité et conseils d'utilisation : les climatiseurs mobiles ne fonctionnent pas de manière continue, mais on peut estimer que, lorsqu'ils sont branchés, ils soutirent l'équivalent de 800 à 1500 watts, soit 20 à 50 fois plus qu'un ventilateur. Avant de se décider pour un achat, consulter l'étiquette-énergie qui est obligatoire. Ne pas oublier que, même très bien classé sur l'étiquette-énergie, un climatiseur consomme énormément d'électricité et produit de la chaleur dans l'environnement au moment où il fait le plus chaud.

Attention: on entend parfois parler de "climatiseur mobile sans évacuation (d'air chaud)". Il s'agit en fait d'un simple "rafraîchisseur d'air" qui ne fait qu'évaporer de l'eau (voir plus haut).

Comparaison de la consommation électrique d'un ventilateur et d'un rafraîchisseur d'air avec un climatiseur mobile monobloc, pour une heure de fonctionnement
Comparaison de la consommation électrique (en kilowattheures) pour une heure de fonctionnement. À gauche: un ventilateur, au milieu: un rafraîchisseur d'air, à droite: un climatiseur mobile monobloc.

 

Les ventilateurs les plus efficaces sur www.topten.ch

Climatiseur mobile, page interactive.

Etiquette-énergie pour climatiseur

Se protéger de la chaleur

 


*Chaleur latente d'évaporation

Quand l'eau passe de l'état liquide à l'état gazeux, sa température ne change pas. Par contre elle absorbe beaucoup d'énergie lors de cette transformation. Il faut 5,4 fois plus d'énergie pour évaporer complètement un litre d'eau qui est déjà à 100°C dans une casserole, que pour chauffer ce même litre de 0°C à 100°C.
Ceci dit, l'eau peut s'évaporer à toutes les températures. Pour s'évaporer à 37°C (la température de notre corps), elle demandera environ 10% d'énergie de plus qu'à 100°C. Cette chaleur latente d'évaporation est soutirée à notre corps. Ainsi, l'évaporation de notre sueur sur la peau – la transpiration – est un moyen efficace de nous refroidir. Voilà pourquoi, en cas de canicule, il est important de boire beaucoup d'eau et de compenser le sel perdu par la sueur.

 

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