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Le saviez-vous ?

Repeindre la façade, ce n’est pas rénover

Les vraies rénovations de bâtiment sont beaucoup trop rares en Suisse. La plupart des interventions consistent à refaire la peinture – éventuellement en changeant les fenêtres – sans s’occuper de l’isolation des murs, des toits et des sols. Ainsi, moins de 15% des immeubles construits entre 1900 et 1947 bénéficient d’une isolation thermique, alors que les constructions de cette époque représentent un tiers du parc immobilier du pays. C’est l’une des raisons – avec l’évolution du prix du mazout et du gaz – pour lesquelles les charges de chauffage sont si élevées en Suisse.

Grande disparité dans les charges de chauffage

Ce sont les différences d’isolation thermique qui expliquent pourquoi un bâtiment non rénové des années 1920-1970 engloutit deux fois plus d’énergie pour le chauffage qu’un bâtiment standard construit en l’an 2000, et cinq fois plus qu’un bâtiment construit selon le standard Minergie. Le domaine du bâtiment compte pour 46% de la consommation d’énergie de la Suisse. Si on tient compte des transports liés à la construction et à l’entretien de ces bâtiments, ce chiffre monte même à 56% de la consommation totale du pays. A l’intérieur du domaine "bâtiment", le chauffage représente 70% de la consommation d’énergie, le reste étant partagé entre l’eau chaude sanitaire (12%) et les appareils électriques (18%).

Au fur et à mesure que les propriétaires isoleront leurs maisons, la part d’énergie – et d’argent – consacrée au chauffage diminuera. Aujourd’hui déjà, les maisons Minergie-P (P pour maison passive) consacrent la même quantité d’énergie au chauffage et à l’eau chaude. À l’horizon 2050, le chauffage ne comptera vraisemblablement plus que pour 15% de la consommation des bâtiments. Si ce but est atteint, la société 2000 watts ne sera plus une utopie (chaque individu devant consommer au maximum 2000 watts, pour que la vie sur Terre soit viable à long terme.

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