fbpx Aller au contenu

Le saviez-vous ?

Adaptateur, bloc d’alimentation ou chargeur: on a intérêt à les débrancher de la prise pour éviter le gaspillage d’électricité, le bruit et l’électrosmog

Adaptateur/chargeur/transformateur

 

On ne sait pas trop comment les appeler, tellement ils ont de noms: chargeurs, adaptateurs électriques, transformateurs, blocs d’alimentation… Toujours est-il que, dans les foyers et les bureaux, ces dispositifs pullulent. Il y a ceux qui servent à recharger nos appareils électriques et électroniques: smartphone, tablette, ordinateur portable, haut-parleur sans-fil, appareil de photos, épilateur, rasoir, etc. Il y a aussi les chargeurs de batteries ou de piles: pour le vélo électrique, la visseuse sans fil, les lampes de poche ou les jouets. Il y a aussi tous ces appareils électroniques et ces lampes – non rechargeables, eux – qui nécessitent un bloc d’alimentation externe qui reste constamment sur la prise électrique et qui consomme souvent inutilement un peu d’électricité, même si l'appareil est éteint. Sans oublier ce nouveau chargeur sans fil, dit «à induction» (en anglais: WPT Wireless Power Transfer) sur lequel on pose simplement son smartphone – sans branchement aucun – pour le recharger.

Pour y voir plus clair dans cette jungle de boîtiers d'alimentation électrique, voici un tour d’horizon des 3 principales familles existantes et des (bonnes) raisons de les débrancher après usage, c’est-à-dire dès que la batterie est chargée, ou dès que l’appareil n’a plus besoin de rester en service ou en attente.

 

Le chargeur à induction (sans fil ou WPT-Wireless Power Transfer)

Chargeur à induction avec smartphone

Connue depuis longtemps pour la brosse à dents électrique, la charge par induction fonctionne sans cordon ni contact métallique entre le chargeur et l’appareil dont la batterie doit être rechargée. Il faut simplement qu'ils soient tout proche l’un de l’autre. Branché sur la prise, le chargeur à induction dissimule une bobine de cuivre parcourue par le courant électrique: elle dégage un champ magnétique qui est «récupéré» par une autre bobine incluse dans l’appareil à recharger: le champ magnétique du chargeur induit un courant électrique qui va recharger la batterie.

Avantages : Pas de cordon, facilité d'emploi.

Inconvénients : La recharge d'un smartphone par induction consomme davantage d'électricité que la charge par fil – environ 25% de plus. De surcroît, lorsque le chargeur à induction reste branché sur la prise seul (sans smartphone), il consomme davantage d'électricité que les adaptateurs de té­lé­phones mobiles récents. Dans certains cas, la consommation d'électricité du chargeur qui reste 24/24 heures sur la prise sans smartphone dépasse celle nécessaire pour charger quotidiennement une batterie! Et cette consommation inutile est encore environ dix fois plus grande lorsqu'on oublie le téléphone, entièrement chargé, sur son support.
Par ailleurs, la batterie chargée par induction chauffe davantage – surtout si le smartphone est mal aligné sur le chargeur – ce qui peut réduire sa durée de vie.

 

Le chargeur à alimentation à découpage (switching power supply)

C'est le petit adaptateur léger qui accompagne désormais nos smartphones et d'autres appareils électroniques. Il comprend souvent une ou plusieurs prises pour enficher un (ou plusieurs) câble(s) USB. Au niveau technique, c'est un transformateur commuté par un transistor qui travaille en haute fréquence (20 kHz ou davantage).

Avantages : petit, léger, délivre une tension précise, peu de puissance dissipée (moins chaud qu'une alimentation linéaire) d'où un meilleur rendement énergétique. Certains ne consomment pratiquement pas d'électricité lorsqu'ils restent sur la prise seul (sans l'appareil à alimenter).

Inconvénients : pointe importante de tension lors du branchement, dégage davantage d'électrosmog en raison de la haute fréquence de fonctionnement, peut se montrer bruyant.

 

Le chargeur à alimentation redressée et filtrée (linear power supply)

C'est le gros et lourd transformateur qui équipe la plupart des appareils mis sur le marché avant 2013. Il y en a aussi des petits modèles, mais toujours assez lourds. Au niveau technique, ce chargeur est constitué d'un pont de diodes et de condensateurs, et il fonctionne linéairement avec la fréquence du réseau (50Hz) – on entend d'ailleurs un bourdonnement grave lorsqu'on approche son oreille.

Avantages : lors de la mise sous tension, il ne produit qu'une faible pointe de tension, et crée peu de "bruit parasite", ce qui le destine prioritairement aux appareils audio et aux instruments électroniques de mesure.

Inconvénients : lourd, souvent volumineux, délivre une alimentation peu stable, dégage de la chaleur et consomme en cachette souvent plusieurs watts lorsqu'il reste inutilement sur la prise.

Depuis 2013, les appareils électroniques et électroménagers vendus en Suisse ne doivent pas consommer plus de 1 watt en mode veille (lorsqu’ils sont, par exemple, en attente de l’ordre d’une télécommande, tel un téléviseur) et 0,5 watt lorsqu’ils sont éteints. Cette norme européenne a fait quasiment disparaître les chargeurs à alimentation redressée pour les appareils électroniques neufs.

 

4 adaptateurs/chargeurs vus en par une caméra thermique

4 adaptateurs/chargeurs, enfichés sur une prise (sans appareils connectés) et vus par une caméra thermique. Plus ils consomment inutilement d'électricité "en cachette", et plus ils dégagent de chaleur – ça se remarque aussi à leur température en les touchant.
A • Gros adaptateur à alimentation redressée, consommation "cachée" de 3 watts.
B • Petit adaptateur à alimentation redressée, consommation "cachée" de 2 watts.
C • Adaptateur à découpage, consommation "cachée" de 0,5 watt.
D • Petit adaptateur à découpage, consommation de ~0 watt.

 

Conseils pour recharger la batterie de son smartphone ou d'autres appareils

  • Retirer systématiquement de la prise un adaptateur/chargeur qui n'est pas en service (ou le déconnecter du réseau à l'aide d'un bloc multi-prises équipé d'un interrupteur).
  • Ne pas laisser son téléphone portable en charge toute la nuit (ni sa tablette, ni son ordinateur…) afin de ne pas gaspiller d'électricité. En effet, moins de 2 heures suffisent généralement pour recharger la batterie à 100%. En conséquence, durant le reste de la nuit, le chargeur va continuer à soutirer inutilement un peu d’électricité.
  • Éviter de placer un appareil en charge à côté de son lit, afin de diminuer son exposition à l'électrosmog.
  • Si le bâtiment peut consommer l'électricité de panneaux photovoltaïques, charger les appareils durant les heures d'ensoleillement.

 

Certaines lampes de chevet consomment de l'électricité lorsqu'elles sont éteintes

Électrosmog

 

Retour en début d’article

 

Tous les articles